àia<rupfi.oç d'Hermias
3. E'ig., H. E.} IV, 18; saint Jér., De viris ill., 23. Le Ao-yoç irapatvrnxdç fait des emprunts à la Chronique de Jules Africain et est par conséquent postérieur à l'an 221 . Cf. Zeitschrift fur Kirchengesch., II, p. 319 et suiv. Quant au Acfyoç rcpoç ÈXXwaç, commençant par Myi ÛTroXâ&rre, on a été amené, par des raisons insuffisantes, à l'attribuer, soit à Ambroise, l'ami d'Origène, soit à Apoilonius (Eus., H, E., V, 21 ). Cf. Cureton, Spicil. syr., p. 41 et suiv. ; Otto, Corp. apol., IX, p xxvm et suiv
108 ORIGINES DU CTTTUSTIANISME [An 164J
dans le cœur de l'homme ; il achève ce que les lumières naturelles ont commencé ; loin de s'élever sur les ruines de la raison, le christianisme n'en est que le complet épanouissement; il est la vraie philosophie. Tout porte à croire que l'apologie perdue de Méliton était conçue dans cet esprit1. L'école plus ou moins gnostique d'Alexandrie, en s'attachant à la même manière de voir, lui donnera, au me siècle, un immense éclat. Elle proclamera, comme Justin, que la philosophie grecque est la préparation du christianisme, l'échelle qui mène au Christ2. Le platonisme surtout, par sa tendance idéaliste, est, pour ces chrétiens philhellènes, l'objet d'une faveur marquée. Clément d'Alexandrie ne parle des stoïciens qu'avec admiration*. A l'entendre, chaque école de philosophie a saisi une particule de la vérité4. Il va jusqu'à dire que, pour connaître Dieu, les Juifs ont eu les prophètes, les Grecs ont eu la philosophie et quelques inspirés tels que la Sibylle et Hystaspe, jusqu'à ce qu'un troisième Testament ait créé la connaissance spirituelle et réduit les deux autres révélations h l'état de formes vieillies*.
\. Saint Jérôme, Epist., 83 (84). Il est probable qu'Aristide et Quadratus procédèrent de la même manière.