‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 80 sur 436 · lbid., I, 13- 6. Ibid., VI · texte numérisé non relu

lbid., I, 13- 6. Ibid., VI

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Mais le sentiment chrétien éprouvera une vive antipathie devant ces concessions d'une apologie sacrifiant l'âpreté des dogmes au désir de plaire à ceux qu'elle, veut gagner. L'auteur de YÉpîlre à Diognète se rapproche de Tatien par l'extrême sévérité avec laquelle il juge la philosophie grecque. Le Sarcasme1 d'Hermias est sans pitié. L'auteur des Philosophuména regarde la philosophie antique comme la source de toutes les hérésies3. Cette méthode d'apologie, la seule, à vrai dire, qui soit chrétienne, sera reprise par Tertullien avec un talent sans égal. Le rude Africain opposera aux énervantes faiblesses des apologistes helléniques le dédain du Credo quia absurdum*. Il n'est en cela que l'interprète de la pensée de saint Paul4. « On anéantit le Christ, aurait dit le grand apôtre devant ces molles complaisances. Si les philosophes pouvaient, par le progrès naturel de leurs pensées, sauver le monde, pourquoi le Christ est-il venu? pourquoi a-t-il été crucifié? Socrate, dites-vous, a connu le Christ en partie5. C'est donc aussi en partie par les mérites de Socrate que vous êtes justifiés ! »

\ . La daie de cet ouvrage est tout à fait incertaine.

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