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2. Irénée, I, ch. xxv, 6; Pseudo-Aug., 7; Gelse dansOrigène, Contre Celse, V, 62.
3. Clém. d'Alex., Strom., I, ch. 45; III, ch. 4; VH, ch. 7; Tert., Adv. Prax.,Z\ Origène, De oralione, 5; Épiphane, Hœr., ni; Théodoret, Hœr. fab., I, 6; Pseudo-Aug., 34.
126 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 165J
naturel et divin, toutes ces sectes, prodiciens, entychites, adamites^ niaient la valeur des lois établies, qu'ils qualifiaient de règles arbitraires et de prétendues lois 1 .
Les nombreuses conversions de païens qui avaient lieu entraînaient ces sortes de scandales. On entrait dans l'Eglise, attiré par un certain parfum de pureté morale; mais on ne devenait pas pour cela un saint. Un peintre d'un certain talent, nommé Hermogène, se fit ainsi chrétien, mais sans renoncer à la liberté de ses pinceaux, ni à son goût pour les femmes, ni à ses souvenirs de philosophie grecque, qu'il amalgamait tant bien que mal avec le dogme chrétien. Il admettait une matière première, servant desubstratum à toutes les œuvres de Dieu et cause des défectuosités inhérentes à la création. On lui prêta des bizarreries, et les rigoristes tels que Tertullien le traitèrent avec une extrême brutalité 2.
Les hérésies dont nous venons de parler étaient toutes helléniques. C'était la philosophie grecque, surtout celle de Platon, qui en était l'origine.