SCÈNE SIXIÈME
GASTON, arec défiance.
Non, je n’ai pas sommeil, ise touchant le front.) Mais là, depuis plusieurs jours, une lassitude, un trouble, une confusion... Il est des moments où il me semble que. ma raison m’abandonne.
(U se laisse aller sur le canapé de droite.)
MAXIME
Eh bien, repose-toi, du moins, (n lui dispose des coussins.) GASTON.
Oui, je vais m’étendre sur ce divan, tout habillé. (Baissant la Toix.) Tu comprends, en cas d’alerte, c’est plus sûr! (11 s'étend
sur le diran.)
Oh! comme tu voudras. Du reste, moi, je ne suis nullement fatigué et je m’installe sur ce fauteuil... tu peux donc dormir en toute sécurité, si l’envie l'en prend, (n s'étend dans le fauteuil placé & la gauche de la table.)
GASTON
Ah! du moment que lu es là... je vais peut-être essayer, (un
temps de silence. )
MAXIME, à lui-même, très-lentement.
Il est brisé daiatigue ; il s’endort!... La pauvre femme ! doitelle souffrir en ce moment!... Elle est là, derrière cette porte, avec le docteur, avec... Ah ! que cet espoir me parait fragile, à présent!... Et s’il allait tromper notre attente et ne faire qu’aggraver Une Situation... (Il s'arrêta et regarde Gaston qui reste immobile. A mi-roix.) Gaston!... (Faisant un pas xers lui.) Gaston!... Il dort. Obéissons au docteur... et que Dieu nous protège! (n entr’ouxre la
porte de gauche, après s’être assuré une dernière fois que Gaston est bien endormi. — A voix basse.) VOUS pOUVBZ entrer... il dort. (Henriette et le docteur entrent de gauche, deuxième plan, avec précaution. Henriette s'approche de son mari et le contemple un instant en silence. Germaine parait è la porte de gauche, premier plan.)
MARCEL