Henriette, le Docteur, Gaston
MARCEL
GASTON
Mais non! C’ost impossible!
LE DOCTEUR, feignant de se méprendre.
Comment, vous ne voulez pas embrasser votrè petit Marcel?
GASTON
Marcel?... Marcel! (Arec épouvanta.) Mais...
LE DOCTEUR
Mais le voici.
MARCEL, s'avançant timidement, conduit par sa mère.
Bonjour, papa.
GASTON, le regarde immobile, éperdu, haletant, combattu par tes souvenirs et par la réalité. — Avec hésitation d'abord.
Bonjour, mon ami... Bonjour, mon enfant... (u io regarde aveo
avidité, se met presque A genoux pour le mieux voir, puis avec un cri de joie : ) Marcel ! Mon cher petit Marcel !... (n l’enlève dans tes bras, l’emporte sur le canapé de gauche et l’embrasse éperdument.)
LE DOCTEUR, après un temps, faisant un signe à Henriette.
Mais ne fatiguons pas notre malade.
HENRIETTE
Allons, viens, maintenant; va jouer dans ta chambre; et ne
fais pas trop de bruit. (Elle reconduit l'enfant, qui sort par la gauche, deuxième plan.) a .
LE DOCTEUR 1
Qu’est-ce donc, mon ami, est-ce que vous vous sentez moins ’ bien que tantôt?
GASTON
Non, au contraire. Mais dites-moi..’. (N'osant pas interroger directement.) Vous parliez tout à l’heure de maladie... de danger, veux-je dire! J'ai donc été bien malade?
LE DOCTEUR
Ah! gçand Dieu'... Mais vous avez eu ce que, dans notre jargon, nous appelons une méningite, ni plus ni moins!
1. Henriette, Gaston sur le canapé de gauche, le Docteur assis à sa droite.