‹ MarcelChapitre 155 sur 155 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

de la vie de famille, et les intimes causeries, et le silence confiant autour du foyer domestique ; il comprend , il admire son bonheur passé, et s'étonne de l'avoir volontairement perdu. Vains regrets que chasse d'un coup d'aile le démon des vaines espérances ! L'imprudent continuera de s'avancer dans cette voie où l'aura poussé sa folie ; et , lui qui parcourait d'un pied sûr, au milieu des ténèbres, les sentiers familiers à son enfance , la lumière du plein midi ne l'empêchera pas d'égarer ses pas incertains. -au milieu des routes inconnues où il marche. Pourquoi suis-je parti, hélas ! 0 mon pauvre jardin, peuplé de souvenirs! ô mes fleurs , fidèles consolatrices ! asile hospitalier de ma vieille maison ! pourquoi vous ai -je quittés? Pourquoi donc, ô ma mère! n'ai-je pas su lire mon arrêt dans ton adieu ?

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