MARIE, CHARNY
CHARNY
Maillard n'a plus de fils.
MARIE
Ciel!
CHARNY
D'un grand dévoûment victime volontaire...
MARIE
Olivier!
CHARNY
Il est mort aux pieds de votre père.
Dans l'espoir de fléchir son funeste courroux, Il priait, il pressait, embrassait ses genoux; Cherchait à réveiller dans cette âme flétrie Les noms chers et sacrés d'honneur et de patrie. Marcel, inaccessible à ses pleurs, à ses cris, D'un pas rapide et sûr aux portes de Paris Guidait ses conjurés. O rencontre fatale l Des dangers imminens que court la capitale 3Nos fidèles bourgeois par Maillard avertis , Aux bastilles du nord à sa voix réunis , De Marcel et des siens attendaient la présence. Olivier, qui les voit, au-devant d'eux s'élance, Veut détourner leurs traits... et dans son sang baigné Tombe frappé du coup à Marcel destiné : De son sang généreux la terre est abreuvée; On frémit de sa mort... et la hache levée, Des bourgeois irrités secondant les fureurs, Menace votre père.
O comble de douleurs !