ACTE TROISIÈME
MARCELINE, arec an désespoir amer.
Ah! je suis bien abandonnée!... Voici un homme, grand et généreux entre tous; il dit qu’il m’aime, et me voyant terrassée, le cœur broyé, l’âme éperdue... il me foule aux pieds et me tue !... Voulez-vous que je vous jure que je n’aime et n’aimerai jamais que vous? que je n’appartiendrai jamais à nul autre?... Voulezvous que je m’enferme dans un couvent? Dites!... Je le ferai... je vous obéirai... Je vous donne à jamais mon cœur et mon âme... Mais ne me torturez plus ainsi... ayez pitié, pitié de moi! ! !
Elle se jette à ses genoux et lui baise les mains.
JULIEN
Oh!!! Moi qui doutais encore!... moi qui croyais... Ah! je vous hais!... Vous me faites horreur! (n sort, mais s’arrête au fond, écoute et regarde un moment, puis rentre pendant que Marceline, dans un état de prostration complète, n’a plus conscience de ce qui se pusse autour d’elle.) Monsieur de Mirmont!... Lui! lui, ici!... (se dirigeant vers une porte à droite.) Oh ! je veux tout savoir.
Il entre 4 droite.