SCÈNE I
Les Mêmes, REBECCA.
nr.nr.ee \ , accourant mystérieusement.
Madame ! Madame!..
ANNA
Que veux-tu ?
BEBECCA.
Une aventure qui passe toutes les antres !
A NXA.
Comment ?
BEBECCA , à sh maîtresse.
Cette agrafe eu diamans qui nous a été volée l'antre nuit sur la route de l’arme à Florence.
ANNA
Eh bien ?
BEOECCl.
Je viens de la retrouver dans votre boudoir, accrochée à la cheminée !
ANNA. -
Ces! encore lui !
OONATO, vivement.
L’autre nuit? vous avez donc été arrêtées?.,
BEBECCA.
Oui, Monsieur; et par de vrais voleurs!
DONATO, A sa nièce.
Et vous ne m’en avez rien dit?
ANNA
Je craignais d’être grondée , pour m’étre mise en route la nuit!
DONATO
N’importe, je veux savoir... ne fût-ce que pour faire pendre les coquins! (A sa nlère.) Voyons, comment cela s'est-il passé?., comment cet endiablé de farfadet se tronvc-t-il méié à tout cela ?
* ANNA
C'était tou invisible?
ANNA
Oui... mais an milieu de la nuit., un large manteau... impossible de distinguer! et, vous l’avouerai -je, mon onde?., ret homme que je u’a'ais fait qu'entrevoir à l’auberge de Parme, et dont les traits m'avaient semblé peu séduisans... ch bien , soit le danger qu’il venait d’affronter pour moi , soit la frayeur que j’éprouvais... sa voix si tendre me causait un troulde, une émotion, dont j'avais peine à me défendre, don ato , entre ses dents.
Diable! mauvais symptôme ! (Haut.) Enfin, il t’offrit son bras, et...
ANNA
Non... il me fit remonter dans ma voiture, inc suivit dans la sienne... et dis que le jour vint, je mis la tête à la portière, je regardai... Pins personne ! la chaise, le mautean, l’invisible , tout avait disparu !
DONATO
C’est fort singulier! Je sais bien que le nom du comte Marco est un épouvamail pour nos brigands... U leur a souvent donné la chasse !.. Après tout , mon enfant , c’est fort agréable d’avoir un lutin à ses ordres, qtti se trouve toujours là pour voos défendre !
BEBECCA.
Madame ne lui a pas seulement adressé une parole!.. Enfin, quand on vous sauve la vie, c’est bien le moins que l’on dise : Monsieur, en vous remerciant de votre politesse !
ANNA, vivement,
fit son horrible gageure, dont j’ai été témoin ! Vous ne voyez donc pas que c’est une ruse , un calcul ! qu’il veut jouer l’héroïsme , le dévouement, pour se rendre intéressant , se faire aimer peu à peu... et se moquer de moi.
DONATO, vivement.
Si je le croyais... rorbleo! j’ai encore ma vieille épée du siège de Mautouc !..
ANNA , I Rebecca.
Me livrer aux brocards !.. Ne l’a-MI pas dit?
REBECCA
Le champagne fait dire tant de choses !
donato, soupirant de souvenir.
Sans compter ce qu’il fait faire !
Mon Dieu ! c'est bien simple... Nous étions parties de Parme , à la nuit tombante... Au détour d'un petit bois, trois scélérats entourent la voitare ; Descendez, nous disent-ils d’une voix terrible! ne craignez rien , nous n'en voulons qu’à votre or. vos bljonx !.. — Mon Dieu! messieurs, les voilà, ils sont à vous!
nEBECCA.
Et moi , je gagerais qu'il aime Madame plus sérieusement qu'il ne le croit lui-même!
ANNA . avec ironie.
Aimer sérieusement!., un officier ! Qu’en dites- vous, mon oncle?..
BEBECCA.
Jugez quelle frayeur !
ANNA
Tout-à-coup, une chaise arrive au galop, un
coup de feu se fait entendre... puis, un homme peut-être exception !
Huin! ils ne sont pas d'um constance très exemplaire ! Mais . c’est la faute du ministre de la guerre , qui les fait changer trop souvent de garnison!.. Après cela, le cotnte Marco fait
MARCO
ANNA
ANNA
Vous le connaissez?
Du tout! je ne l'ai pas entrevu depuis son enfance ! voilà quatre ans que je suis brouillé, et que je plaide avec son oncle , le gouverneur de Florence , un chicaneur enragé ! à cause de cet hôtel qu’il m’avait vendu, et qu’il voulait ravoir six mois après... ah ! ah! serviteur. Général ! je l’ai payée, la maison me convient, je la garde ! de là , une guerre sourde entre nous... des tours d’écoliers ! c’est à qui aura le dernier... (niant de souvenir.) Il n’y a pas quinze jours encore... à un bal de la cour, je l’ai forcé de danser avec une bisaïeule... une contredanse qu’il lui devait depuis vingt-cinq ans! il fallait le voir avec son gros ventre et ses petites jambes qu’il tricotait! Ah ! ah ! ah! il me lançait des regards... mais je m’en moque ! je ne le crains pas plus que son neveu, que je remercierai cependant, à la première occasion... Je lui dirai : Jeune homme, vous avez sauvé ma nièce , c’est bien ! mais vous l’obsédez, c’est mal !.. vous Otes fort aimable , mais elle vous déteste! Ainsi, soyons bons amis , et allez-vous-en à tous les diables ! Voilà comme on agit entre gens bien nés!.. N’en parlons plus : et pour le distraire de tous ces souvenirs... Giacomo !