‹ Marco; comédie mêlée de couplets, en deux actesChapitre 27 sur 50 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Les Mêmes, REBECCA.

nr.nr.ee \ , accourant mystérieusement.

Madame ! Madame!..

ANNA

Que veux-tu ?

BEBECCA.

Une aventure qui passe toutes les antres !

A NXA.

Comment ?

BEBECCA , à sh maîtresse.

Cette agrafe eu diamans qui nous a été volée l'antre nuit sur la route de l’arme à Florence.

ANNA

Eh bien ?

BEOECCl.

Je viens de la retrouver dans votre boudoir, accrochée à la cheminée !

ANNA. -

Ces! encore lui !

OONATO, vivement.

L’autre nuit? vous avez donc été arrêtées?.,

BEBECCA.

Oui, Monsieur; et par de vrais voleurs!

DONATO, A sa nièce.

Et vous ne m’en avez rien dit?

ANNA

Je craignais d’être grondée , pour m’étre mise en route la nuit!

DONATO

N’importe, je veux savoir... ne fût-ce que pour faire pendre les coquins! (A sa nlère.) Voyons, comment cela s'est-il passé?., comment cet endiablé de farfadet se tronvc-t-il méié à tout cela ?

* ANNA

C'était tou invisible?

ANNA

Oui... mais an milieu de la nuit., un large manteau... impossible de distinguer! et, vous l’avouerai -je, mon onde?., ret homme que je u’a'ais fait qu'entrevoir à l’auberge de Parme, et dont les traits m'avaient semblé peu séduisans... ch bien , soit le danger qu’il venait d’affronter pour moi , soit la frayeur que j’éprouvais... sa voix si tendre me causait un troulde, une émotion, dont j'avais peine à me défendre, don ato , entre ses dents.

Diable! mauvais symptôme ! (Haut.) Enfin, il t’offrit son bras, et...

ANNA

Non... il me fit remonter dans ma voiture, inc suivit dans la sienne... et dis que le jour vint, je mis la tête à la portière, je regardai... Pins personne ! la chaise, le mautean, l’invisible , tout avait disparu !

DONATO

C’est fort singulier! Je sais bien que le nom du comte Marco est un épouvamail pour nos brigands... U leur a souvent donné la chasse !.. Après tout , mon enfant , c’est fort agréable d’avoir un lutin à ses ordres, qtti se trouve toujours là pour voos défendre !

BEBECCA.

Madame ne lui a pas seulement adressé une parole!.. Enfin, quand on vous sauve la vie, c’est bien le moins que l’on dise : Monsieur, en vous remerciant de votre politesse !

ANNA, vivement,

fit son horrible gageure, dont j’ai été témoin ! Vous ne voyez donc pas que c’est une ruse , un calcul ! qu’il veut jouer l’héroïsme , le dévouement, pour se rendre intéressant , se faire aimer peu à peu... et se moquer de moi.

DONATO, vivement.

Si je le croyais... rorbleo! j’ai encore ma vieille épée du siège de Mautouc !..

ANNA , I Rebecca.

Me livrer aux brocards !.. Ne l’a-MI pas dit?

REBECCA

Le champagne fait dire tant de choses !

donato, soupirant de souvenir.

Sans compter ce qu’il fait faire !

Mon Dieu ! c'est bien simple... Nous étions parties de Parme , à la nuit tombante... Au détour d'un petit bois, trois scélérats entourent la voitare ; Descendez, nous disent-ils d’une voix terrible! ne craignez rien , nous n'en voulons qu’à votre or. vos bljonx !.. — Mon Dieu! messieurs, les voilà, ils sont à vous!

nEBECCA.

Et moi , je gagerais qu'il aime Madame plus sérieusement qu'il ne le croit lui-même!

ANNA . avec ironie.

Aimer sérieusement!., un officier ! Qu’en dites- vous, mon oncle?..

BEBECCA.

Jugez quelle frayeur !

ANNA

Tout-à-coup, une chaise arrive au galop, un

coup de feu se fait entendre... puis, un homme peut-être exception !

Huin! ils ne sont pas d'um constance très exemplaire ! Mais . c’est la faute du ministre de la guerre , qui les fait changer trop souvent de garnison!.. Après cela, le cotnte Marco fait

MARCO

ANNA

ANNA

Vous le connaissez?

Du tout! je ne l'ai pas entrevu depuis son enfance ! voilà quatre ans que je suis brouillé, et que je plaide avec son oncle , le gouverneur de Florence , un chicaneur enragé ! à cause de cet hôtel qu’il m’avait vendu, et qu’il voulait ravoir six mois après... ah ! ah! serviteur. Général ! je l’ai payée, la maison me convient, je la garde ! de là , une guerre sourde entre nous... des tours d’écoliers ! c’est à qui aura le dernier... (niant de souvenir.) Il n’y a pas quinze jours encore... à un bal de la cour, je l’ai forcé de danser avec une bisaïeule... une contredanse qu’il lui devait depuis vingt-cinq ans! il fallait le voir avec son gros ventre et ses petites jambes qu’il tricotait! Ah ! ah ! ah! il me lançait des regards... mais je m’en moque ! je ne le crains pas plus que son neveu, que je remercierai cependant, à la première occasion... Je lui dirai : Jeune homme, vous avez sauvé ma nièce , c’est bien ! mais vous l’obsédez, c’est mal !.. vous Otes fort aimable , mais elle vous déteste! Ainsi, soyons bons amis , et allez-vous-en à tous les diables ! Voilà comme on agit entre gens bien nés!.. N’en parlons plus : et pour le distraire de tous ces souvenirs... Giacomo !

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