‹ Marco; comédie mêlée de couplets, en deux actesChapitre 38 sur 50 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

MARCO, seul, s’avançant avec précaution.

Très bien ! ce pauvre baron se donne un mal pour in’empécher d’entrer! S'il savait que je connais sa maison mieux que lui... (Montrant la petite porte.) Celte issue secrète que j'avais fait pratiquer, quaud je l'habitais avec mon oncle, pour commencer mes petites promenades morales et philosophiques. .. c’est très commode ! (Regardant autour de lui.) Toutes mes mesures sont prises: clic va revenir ici, seule, tandis que son oncle, adroitement retenu... (Avec agitation.) Ah! qu'il me tarde de tomber à ses pieds... d’oblcnir mon pardon ! car. depuis que je l'ai vue là, si douce, si timide... ce regard si pur et si louchant... je voudrais me le cacherà moi-ntème!.. mais je l’aime... je l’aime comme un fou!., et je donnerais nia vie pour mériter son amour !

Ait : Vaudeville du Baiier an Porteur.

A te* genoux, mon cœur, enfin, abjure D’un fol orgueil le prestige trompeur!..

Tout, loin de loi, n’est qu’erreur, Imposture... Mais puis-je encore espérer le bonheur,

Puis-Je désarmer ta rigueur t Toi, qui du ciel es l’ouvrage et l’emblème, Craindrais-tu donc de te laisser fléchir?..

Et n’as-tu pas, comme le ciel lui-même,

Un pardon pour le repentir!

(Regardant la toilette.) Qne vois-je?., une lettre d'elle... à un rival, peut-être. (Il lit.) Non, «Arnon

MAHCO.

persécuteur ! Il l>arait que c’est pour moi, «©* et qu’il n’y a pas d'indiscrétion, (il lit.) « Un homme abominable , un boininc affreux!,.» Ah! comment l’apaiser?.. (Écoutant.) On monte l’escalier! c'est elle sans doute... (Il monte le théâtre.) Non ! un homme! (Aiec colère.) Quel est l'impertinent?..

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