PREFACE. VU
rédacteurs en chef qui m'avaient si indignement attaqué pour plaire au ministre, et de prendre sa place.
Marcomir fut estampillé huit ou dix mois plus tard, au moment où je n y pensais plus. M. Treilhard, chef de division de la presse et successeur de celui qui m'avait fait une si rude guerrCj m'annonça en souriant cette nouvelle et ajouta:
« Au reste, monsieur, ce n'est pas à vous seul que nous faisons cette concession.
Cinquante-trois autres ouvrages, auxquels Testampille avait été refusée aussi bien qu'à Marcomir^ viennent de l'obtenir en même temps. »
A quoi je répliquai que rien ne pouvait me faire plus d'honneur que cette décision, et que rien ne prouvait mieux combien ma cause était celle de tout le monde, puisqu'on avait été forcé de rendre justice