‹ Maret, duc de BassanoChapitre 2 sur 60 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

La plus grande partie de celte Étude a été publiée dans un recueil disparu depuis 1870 : la Revue Contemporaine. Ce n'est donc pas une œuvre de circonstance, mais a un livre de bonne foi, » conçu en dehors de toute préoccupation d'esprit de parti. Il tire sa principale valeur des nombreux documents inédits qu'il m'a été permis de consulter et de reproduire*.

1. Je ne saurais être trop reconnaissant du concours qu'ont bien \ouIu me prêter, dans cette occasion, les savants et obligeants directeurs des Archives Nationales et des Affaires Étrangères, MM. Maury et Faugère. Je dois aussi un tribut spécial de gratitude à la mémoire de M. Tétot, » Tun des meilleurs esprits qui se soient rencontrés au département des Affaires Étrangères, » comme Ta dit avec raison son digne élève M. Masson, historien de ce département. Cet excellent homme, dont l'urbanité et la modestiç égalaient le mérite, eut la complaisance de faire copier pour nioi plusieurs pièces de la correspondance diplomatique de Maret pendant les années 1792 et 93, pièces d'un grand intérêt historique et d'une lecture difflcile.

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Il AVANT-PROPOS.

Ces documenls, qui se rapportent à tous les évéments auxquels Maret a été mêlé, de 1792 à 1815, appartiennent, pour la plupart, aux Archives Nationales ou à celles des Affaires Etrangères. J'ai trouvé aussi de précieux renseignements dans la correspondance particulière de Maret avec le baron Bignon, mon beau-père, qui a rempli sous ses ordres des fonctions importantes, et qu'il honorait de son affection et de sa plus intime confiance. Enfin M. le duc de Bassano fils a bien voulu me communiquer de nombreuses notes inédites de son père, et m' autoriser à les insérer dans ce travail. Elles révèlent ou expUquent bien des faits considérables, et montrent ou laissent deviner quel fut, dans les circonstances les plus graves, le véritable rôle de Maret auprès de l'Empereur Napoléon P^

J'ose espérer que tous les hommes impartiaux me sauront gré d'avoir remis dans son vrai jour une des figures les plus respectables, les plus sympathiques de notre histoire moderne; — un. ministre aussi capable qu'honnête, qui jusqu'ici n'avait pas été apprécié à sa juste valeur, ayant poussé jusqu'à l'exagération les qualités les plus estimables de l'homme d'État : la discrétion, le dévouement et la modestie. On peut dire de lui, et avec plus de raison peut-être, ce qu'un historien a dit de Cohgny : « Au contraire

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