‹ Marguerite Chalis et la légende de Clotilde de SurvilleChapitre 25 sur 25 · EXEMPL · texte numérisé non relu

EXEMPL

Par li Grâces qui t'ont parfaict. (Prêt.. \cj;

y tenter li charmes Par quoi Cireé dompta li cieulx ? (Id., iJ.) I • eyzon ne pond li fin \c\.)

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Une au' die toute moderne, qui se ren-

contre a chaque pas dans le recueil, c'est l'emploi des pronoms moi, toi, lui comme sujets. Cet formel

I 1 6 M A R G U I". R. I T K CHAH v

pronominales étaient toujours, au xve siècle, des accusatifs ou régimes.

Des vers comme ceux-ci :

C'est toy qu'elle implore, Toy qu'elle implore encontre toy ! (xciij.)

ne peuvent pas être du temps que l'on dit.

Le livre de Vanderbourg abonde encore en phrases de ce genre.

Amors est-il malz? Amors est-il biens?

Mais n'est-il plante qu'en guarisse ?

Le vieux français n'offre pas, je crois, d'exemple d'une interrogation par le nom et le pronom ensemble.

Je pourrais m'étendre beaucoup sur ce côté grammatical et montrer que, la plupart du temps, les formes verbales sont de pure fantaisie. Je pourrais aussi insister sur une foule de formes lexiques et de mots qui n'ont jamais appartenu ni à la langue d'oïl ni à aucun dialecte archaïque. Mais tout cela exigerait un développement trop étendu pour l'espace que vous m'avez dit vouloir destiner à cette lettre dans votre travail. Je m'arrête donc ici, sauf à reprendre plus tard, à l'occasion, cette seconde

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