HÉBRARD DU CHEYLARD
Pierre de Bénéfice ;
Révérends et messires:
Imbertde la Mothe, prieur d'Upie (Drôme), Eloi Charriere, curé de Privas, Guillaume de Mourier, Gonet-Allard, Antoine Vallat ;
Et enfin les deux notaires :
Louis Riffard, Antoine de Brion.
Le nom de Bérenger de Surville ligure dans un autre acte du Manuale notarum. Le 28 de ce même mois de janvier, Bérenger assistait, comme témoin, au mariage de Pierre de Brion avec Antonine Corbier, nièce de noble Raymond Vieux.
Tels sont les éléments nouveaux que le Manuale notarum d'Antoine de Brion jette dans le débat, et qui non-seulement viennent infirmer complètement les récits du marquis de Surville sur la vie de Çlotilde, mais encore font crouler la légende tout entière et rendent désormais insoutenable l'authenticité des poésies. Il suffit, en effet, de parcourir celles-ci pbur reconnaître qu'elles sont inséparables de la légende et que la Clotilde des poésies comme celle de la notice doivent s'envoler dans la même fan
Da.\ écitS de M. de Surville, confirmés
par I '.-s. Clotilde se marie en 1421, .1
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Tout se tient dans ce système, qui était inattaquable tant qu;on n'avait rien de précis et de certain à lui opposer. Mais tout tombe à la fois devant les dates et les faits que nous fournit le registre d'Antoine de Brion.
Un rapide examen des poésies va convaincre les plus incrédules.
Dans le Rondel II, en 1420, par conséquent a quatorze ou quinze ans, et sept avant son mariage, Clotilde décrit son premier rougissement d'amour '.
Le Rondel IV, daté de 1421, pourra paraître aussi assez extraordinaire à cet âge 2.
Le Rondel VI, de 14.21, est adressé à Louise d'Effiat « sur ce que menoit ung jeune loup mon bel amy venant la fois première. »
Le Rondel VII, de 142 r, est adressé à Monseigneur Aymard de Poictiers « s'enquerrant