PREUVE C
(Fin xvn® s.). — Renseignements sur la construction de l’église et des tombeaux de Brou par le Père Raphaël de la Vierge Marie.
{Bibliothèque de Dijon, fonds Baudot, ms. 44, fol. 2 à 22. Copie, écriture du XVIIE siècle] ().
(Fol. 2 verso). Description historique de la belle eglise du couvent royal de Brou, scituëê près de Bourg en Bresse, tirée de leurs archives et des meilleurs historiens qui en ont ecrit, par le R. P. RAPHAËL DE LA VIERGE MARIE, prédicateur augustin dechaussé de la province du Dauphiné.
(Fol. 10 v.). Elle [Marguerite d'Autriche] appelle à Brou, de toutes les nations voisines, de France, d'Italie et d'Allemagne, les uns disent plus de 200, les autres plus de 400 ouvriers des plus habiles. Elle etablit une chambre du Conseil pour regler toutes les affaires de la fabrique dont Laurent de Gorrevod, grand maistre d'Espagne, grand escuyer de Savoye et gouverneur de Bresse, est le chef et l'ntendant général de ses batiments. Pierre Ancheman, natif de Cuiseau et secretaire de Maximilien aupres de la Princesse, a l'inspection generale et immediate de tous les ouvriers. Il mourut dans cet employ et fut un des premiers enterrés dans l'eglise de Brou (?). Louis van Bodem, allemand, etoit le maitre entrepreneur et le principal architecte. Conrard Meyt, apparamment italien, etoit le chef de tous les sculpteurs, qu'on appelloit en ce tems les imagiers ou folliagiers, dont les premiers ne travailloient qu'en figures, statues ou images, et les seconds en ornemens et en feuillages. Pierre Terrasson, qu'on croit etre de Bourg en Bresse, fut le principal menuisier qui eut le prix fait des formes du chœur. Guillaume Colon paroit dans tous les memoires a la tete de tous les statuaires et travailleurs en maçonnerie. Louis Bernard et Claude Rodet tiennent alternativement le premier rang des charpentiers. Tous les maçons, au nombre de 70 ou 80, sont distribués en IV classes, qu'on appelloit 1, 2, 3. 4 et derniers massons. Les verriers sont Jean Brachon, Jean Orquois, Antoine Noisin, car on faisoit le verre dans une maison pres de Brou pour les vitraux de l’eglise et pour les fenetres du couvent. On employa les paysans d'alentour pour les charrois des materiaux. On tira ce prodigieux amas de pierre
(1) On ne connaissait l'œuvre du Père RAPHAËL que par un manuscrit anonyme, conservé aujourd'hui à la Bibliothèque de la Société d'émulation de l'Ain, provenant de la collection J. Baux, décrit dans les Annales de la Société de l'émulation de l'Ain, t. xxxv (1902), p. 53 à 75 et 233 à 272, par L. ALLOING, qui a publié les extraits les plus caractéristiques. L'intérêt de l'œuvre du P. Raphaël a été signalé par NoDET, dans son étude sur la Valeur documentaire des manuscrits sur Brou, insérée dans la même collection, t. xxxvr (1903), p. 377 à 393. Le manuscrit dont on donne ici des extraits est une rédaction antérieure, avec nom d'auteur, etre d'une dédicace, adressée par le P. « Raphaël de la Vierge Marie» aux officiers du
résidial de Bourg.
(2) Ces affirmations sur Ancheman sont inexactes. Ce personnage fut enterré non à Brou mais à Bourg, en l'église Notre-Dame. Ancheman n'eut pas le loisir de s'occuper des travaux, puisque, en 1505, au moment de l'ouverture du chantier, il était en Angleterre, du 24 mars au 14 juin 1505 et du 6 septembre 1505 au 17 mai 1506, s'occupant de négocier le mariage de Marguerite avec Henri VII, sans succès, et repartait en Bresse le 12 juin 1506 pour entretenir la douairière et mourir le 8 juillet suivant au cours de cette dernière mission. KERvYN de VOLKAERSBEKE, es missions diplomatiques de Pierre Anchemant, 1492-1506 (Gand, 1873), p. 111 à 157, passim.
blanche de Gravelle, de Ramasse, de Rogiers, et la pierre de roche dure encore de Gravelle, la loze ou pierre brute, si propre a batir (fol. 11), de Jasseron et de Trevonna, tous vilages au deça ou au dela de la montagne du Revermont, eloignés de deux ou trois lieues de Brou. L’albastre a eté trouvée et achetée a Vaugrinieuse en Bresse (*), le marbre a Saint-Louthain dans le comté de Bourgogne, le marbre blanc, dont on admire le poli et l’eclat, vient de Carrara, pres de Pise en Italie, ou un domestique intelligent du seigneur Humbert Grillet l’alla acheter et le fit conduire par mer, de la sur le Rhosne, en remontant cette riviere jusqu'au port de Neiron pres de Miribel, d'ou il fut mené a Lyon et de la, avec beaucoup de peine, par la voye des charetiers, a Brou. La chaux etoit faitte et cuite a Rapes. Le sable charié de toutes parts, pris de la riviere de Ressouse, qui passe au dessous de Brou, les forcts de Mortaville, de Malaval, de Bua, du Chatelet, de Chatillonnet, de Chassour et de Soillon, fournissoient les bois de chesne, les montagnes de Bugey ceux de sapin. Les briquetiers et tuilliers de ces premieres forests et ceux de la Sardiere aidoient considerablement pour la fourniture des tuiles, briques et carreaux vernissés, plombés et communs pour couvrir, voûter et paver l’eglise et le couvent. Celles qui sont figurées et dont on a pavé autour du grand autel et la chapelle de la Princesse ont eté faites par François de Canarin dans une de ces forets. Cette belle et grande pierre qui fait la table du grand autel et qui a 14 pieds de long et 7 de large, celles des deux autels des chapelles du Prince et de la Princesse et les pilliers du jubé sont éncore des morceaux de la carrière dé Gravelle.
Les ouvrages etoiént a prix fait, a pieces et a journées. Les prix etoient payés par Mess. dé la Chambré du Conseil, les ouvrages estimés et taxés par l'architecte. Les ouvriers furent payés pendant 9 ou 10 ans, suivant les memoires que j'en ai vus, par le Pere Louis de Glerins. Il recevait (fol. 11 verso) les sommes de Mons. de Marnis, tresorier general de la Princesse par les mains du sieur Louis Vionet, son tresorier en Bresse. En neuf ans, il reçut et delivra cent dix neuf mille deux cent et un florin, quatre quarts, cinq deniers, deux oboles. Tous les payemens que ce religieux faisoit etoient contresignés par le sieur Van Boghem, architecte. Un frere Gabriel Cologne de Lyon copioit les comptes, la copie etoit collationée a l'original par un notaire. J'ai vu son compte final rendu devant spectable messires seigneur Jean Buatier, maistre des comptes, et Jobert, secrettaire, et devant les Peres Eloy, Joseph et Paul, trois religieux vocaux de son couvent.
Les sculpteurs et maçons du premier rang n’avoient pour leur journée que cinq gros, qui sont, de ce temps ci, quatre sous deux deniers, et les autres a proportion. Le dernier manœuvre pouvoit gagner par jour deux gros et demi, et maistre Louis Van Bolgleem n'avoit lui meme que huit sous par jour lorsqu'il assistoit au Conseil pour y donner son avis sur quelque achat ....
On commença d’abord le couvent pour loger les religieux. Il etoit peu avancé lorsqu'on jetta les fondemens de l’eglise pendant le caresme de l’an 1511 (Fol. 12). En arrivant en Flandre, cette princesse tomba malade et fit son testament a Bruxelle le 20 fevrier 1508. Cependant on lui envoyoit les plans et les figures des ouvrages avancés. Un homme alloit de Bourg en Bresse a Malines en Flandres, ou elle tenoit le siege de son gouvernement, pour sept ecus d’or, qui faisoient en monnoye de Savoye vingt cinq florins et un gros, c’est a dire en monnoye de France environ douze livres dix sous 9 deniers. Claude Renaud, marchand peletier et habitant de Bourg, a fait souvent ce voyage a ce prix la...
(1) 11 y a là une confusion. L'albâtre venait de Saint-Lothain (Note M. B).
(Fol. 12 verso)... Depuis 1523 jusqu'en 1535, le Pere Louis de Glerins fut chargé des soins et de la depense de l’edifice . . .…
(Fol. 13 verso)... Mandement du 24 janvier 1535 de la somme de 1500 florins pour etre employés aux gargouilles de l’eglise, et du 24 décembre meme année pour la fabrique de Brou. Le dortoir du couvent ne fut achevé qu’en 1536, comme porte la pierre taillée en cul de lampe qui soutient la lanterne ou cette date est marquée apres le mot SiLENTIUM. Les treillages de fer qui couvrent en dehors les vitreaux de l'eglise furent mis en 1539 et 1540. Les cloitres blanchis et carrelés en 1548, comme on voit encore en quelques carreaux qui se sont conservés. Le prix du bénitier fait en 1548 et icelui posé en 1549. Gilbertus Cognatus, dans sa Descriplion des Gaules, parle amplement de cet ancien edifice. I] dit qu'il a bien couté a son auguste fondatrice 200.000 ecus d’or, mais qu'a sa mort, il en faloit bien encore plus de 20.000 pour l'achever. L’eglise fut consacrée le 22 mars 1532 par Louis de Gorrevod, cardinal du titre de Saint-Cesaire, eveque de Maurienne et de Bourg ....
(Fol. 14)... Le couvert [de l’eglise] est a la françoise, de tuiles plates a crochet, vernissées, plombées et peintes de plusieurs couleurs qui forment une suite reguliere de lozanges. Le clocher est haut de six etages, quarré de sa figure, flanqué a chaque angle de deux bonnes butes, couronné d’une galerie a claire voye, orné dans ce couronnement de plusieurs flcurons et ouvrages en sculpture, terminé autrefois par un dome de pierre fait en couronne imperialle avec sa lanterne, son monde et sa croix, et presentement, a cause des ruines survenues, terminé par un dome rond et de bois, du milieu duquel s’eleve une aiguille ou piramide tres haute et couverte comme le dome de fer blanc. Les murailles sont ornées de pieres de sculpture, culs de lampe, niches et figurés d'animaux, pour faire couler les eaux des couvers....
Il y a une place quarrée devant le grand portail. Ce portail est gothique mais bien travaillé. A droite il y a une tourelle qui porte un degré pour monter sur les voutes de l’eglise. |
On voit a l’entréc une montre solaire. C’est une grande pierre de taille couchée sur son plat a fleur dé terre sur laquelle on a ecrit, avec une distance methodique, les douze premieres lettres des noms dés douze mois dé l’année, et tout autour sur le terrain on a formé en brique, enfoncées par leur dos, les vingt quatre heures du jour. Quand le soleil luit, on n’a qu’a se mettre sur la lettre du mois courant ou s'avancer sur la lettre du mois suivant a proportion qu'on est plus ou moins avancé dans le mois courant, ot l'ombre de l’homme qui se place de la sorte en se tenant droit va marquer l'heure qu'il est.
(Fol. 14 v.). L'église est d'architecture gothique mais d’ailleurs fort belle, fort regulière et fort claire, elle a cinq nefs en largeur, elle a huit arcades en sa longueur, un jubé qui separc le chœur de la nef, un balustrade. Le chœur fait en coquille a des allées collaterales. Du coté de l'Evangile, la chapelle de la fondatrice, ensuite son oratoire en haut et en bas, avec une petite cheminée tres propre en chaque etage et enfin la chapelle de M" les ducs de Pont de Vaux. De l’autre coté et au fond de l'allée gauche, un degré, Ja chapelle du prince, son oratoire en haut et en bas, il n’y a de cheminée qu’en bas; le clocher, une allée par laquelle on va à la sacristie et au couvent et enfin la chapelle de M" l’abbé de Montecut, aumonier de notre illustre princesse.
Dans la nef, on voit trois rangs de pilliers de chaque coté, une gallerie a claire voye qui, comme une ceinture brodée, fait par dessus la pointe des arcades tout le tour de l’eglise. Entre les pilastres, l’entrelassement des pierres forme un P etune M entrelassés dans un cœur pour signifier que Philibert de Savoye et Marguerite
d'Autriche n'eloient qu'un cœur par l'effet de leur amour. Les pilliers s'elevent jusqu'a la voûte.
L'eglise a de longueur depuis le grand portail jusqu'a la grande porte du chœur qui est sous le jubé 20 toises un pied et demi, depuis cette porte jusqu’au fond de la coquille derriere le maître autel 14 toises, en tout de longueur 34 toises un pied et demi. Sa hauteur est de 11 toises. La longueur totale dans œuvre est de 210 pieds et demi, la largeur a la croisée de 107 pieds, la hauteur de 60 pieds, la largeur du chœur est de 33 pieds moins deux pouces. La largeur de toute la nef depuis un mur jusqu'a l’autre est de 15 toises. La croisée a de longueur 16 toises et 7 pieds, la largeur est de 3 toises et demie. La grande nef du milieu a de largeur depuis la face d’un de ses pilliers jusqu'a celle de l’autre qui est vis-a-vis 4 toises et demie ; les deux mitoyennes mesurent de meme une toise et {9 pieds et les deux dernieres une toise (Fol. 15) et demie et 4 pouces. Les pilliers de la grande nef ont de pourtour et de circonference 3 toises et demic, ceux des autres nefs sont un peu moindres a mesure que les nefs s’etrecissent et les 4 gros qui font le milieu de la croisée ont 4 ioises et demie. La largeur du chœur depuis un mur jusqu'a l’autre, est de cinq toises et un pied et depuis un rang des formes jusqu’à l’autre il y a dans œuvre 3 toises et un pied, ainsi il reste evidemment que les formes ou sieges du chœur ont 2 toises de profondeur, il y en a deux rangs, chaque coté comme ailleurs, dans le rang d'en haut il y en a 21 et dans le rang d’en bas 16 de chaque coté qui font en tout 74.
Elle [l’église] est pavée de pierre de taille depuis le grand portail jusqu’au jubé, et le reste en carreaux quarrés, au milieu de quatre longs et pointus. Ils paroissent aujourd'hui rougeatres, parce que le vernis en est levé. Ils etoient peints et figurés d'architecture et de tetes d’empereurs. Il s'en voit encore des restes sous les marchepieds /Suivent des renseignements sur le bénilier et le jubé/ (Fol. 15 verso)... Il y a au centre de l’eglise et au milieu d’une croisée l'Histoire de Susanne sur une vitre. Cela est fort beau. La vitre à l'opposite est en verre blanc, ayant été brisée en 1539 par la gresle. On prit de la occasion de mettre au dehors des grillages de fer contre les vitraux {Suurent détails sur la chapelle des Sept Douleurs ct sur le maitre autel] (Fol. 16)... Les vitraux [du chœur] sont d’une grande beauté et representent en peinture et en couleur tres vives plusieurs figures, histoires, etc. Sur les deux vitraux, au coté de l'Evangile, se voit la Genealogie de Philibert le Beau, etc. et plusieurs autres des familles attenante a la fondatrice. Les deux vitraux qui sont du coté gauche et de l’Epitre representent, comme nous avons dit, la Succession chronologique des ayeux de Marguerite d'Autriche et les armes des terres et provinces qui ont apartenu et apartiennent encore a son auguste famille.
A l'egard des mausolées, il y en a trois, l’un de Marguerite de Bourbon, mere de Philibert le Beau, duc de Savoye; le deuxieme, de ce prince et le troisieme, de Marguerite d'Autriche, son epousc. Ils sont tous trois a la tête du chœur sur la meme ligne et vis-a-vis l’un de l’autre, celui du prince au milieu, et dans une egalle distance de ceux de ces deux princesses. Leur architecture, leurs ornemens et quelques unes de leurs figures sont d'albastre, tirés de Vaugrinieuse, mais les principales figures (Fol. 16 verso) sont de beau marbre blanc et les tables sur lesquelles elles sont couchées ou debout, sont de marbre noir.
Le premier, de Marguerite de Bourbon : La figure de cette princesse, vetue de son manteau ducal, la couronne en tete sur un carreau, une levrette couchée a ses pieds, le tout en marbre blanc et pasle, y est etendue sur une table de marbre noir. Six anges en plein relief sur leurs pieds d’estaux et dans leurs niches,
quatre pleureuses, deux pyramides aux deux bouts. C’est cependant le moindre des trois mausolées.
[Mausolée de Philibert le Beau]. Deux tables de marbre noir, l’une au dessus de l’autre, separées par un vuide de 3 ou 4 pieds, polies en leur plat et façonnées de plusieurs moulures en leur bord, sur lesquelles sont couchées deux figures de ce prince en marbre blanc et en font les deux etages ; celle de dessous le represente mort et en cadavre, l’autre comme vivant et habillé en homme de guerre, de sa cotte d'armes avec les brassards et les cuissards, la couronne en tete roposée sur un grand carreau, le collier de l’Annonciade avec tous ses ornemens passé a son col, l’epée au costé et un lion couché a ses pieds. La figure d'en haut est accompagnée de six genies. Les deux qui sont aux pieds l'emportent sur les autres et sont d’une grande beauté. Benoist de Serins a fait los deux qui tiennent l’ecusson des armes du prince et celui qui tient son casque, apres en avoir fait les moules en torre ; et Honoré Campitoglio, florentin, a fait les trois autres, ceux des pieds a deux fois, parce que la premiere fois, apres les avoir fort avancés, la piece de marbre sur laquelle il les tailloit, avec le cartouche de l'epitaphe, se rompit, et le troisieme est celui qui tient les gantelets. Les trois premiers ont en effet un meme air bien different de celui qui est commun aux trois autres.
Gilles Vambely a ebauché la figure du prince qui est au-dessus et Conrad Meyt, le premier de tous les statuaires employés pour cet edifice, les a achevé et fait celle qui est au-dessous. Enfin, un balustre de fer orné de lacs d'amour, des premieres lettres des noms du prince et de la princesse, son epouse, P. M. (Fol. 17) et de la devise FERT, environne ce mausolée.
Le mausolée de la princesse fondatrice est un veritable lit de parade; il y a deux figures de la princesse avec des ornemens, la levrette dont nous avons parlé, deux anges debout contre le dossier du lit et deux autres aux pieds ; ils sont travaillés admirablement par Meyt, frere de Conrad Meyt, chef des sculpteurs de l’edifice. Il y a un balustre de fer autour de ce mausolée.
À gauche de ce superbe monument est la chapelle de la princesse dediée a la Sainte-Vierge sous le mystere de l’Assomption. La grande pierre de l'autel est de la carriere de Gravelle ainsi que celle du grand autel. Jean de Louhans a beaucoup travaillé au corps du tabernacle, Jean de Rolin, Amé le picard, Amé Carré ont fait beaucoup de figures et c’est ce dernier qui a taillé les lettres de la devise de la princesse qui sont a la corniche de son mausolée. Il y a plusieurs figures en albastre ; on admire surtout les lettres de la devise de la princesse: FORTUNE, INFORTUNE, FORTUNE, taillées si delicatement a jour sous la corniche du pied d’estal de saint André, elles n’ont pas deux lignes de largeur et ne sont guëères plus longues ni plus grosses qu’une grosse epingle. Les vitres de cette chapelle sont peintes et repersentent divers sujets pieux.
Entre l'autel, du coté de l'epitre et la statue de saint Paul, on voit une belle niche creusée en rond dans le gros du mur, les ornemens qui debordent sur la surface de la muraille s’elevent en clocher et sont fort propres, c'est une piscine qui fait l'objet de la pieté vulgaire ; le peuple y mene les sourds pour etre gueris en appliquant l'oreille sur le trou de cette piscine. La superstition a cet égard a meme gagné les gens d'un rang elevé.
On voit encore l'oratoire bas de la princesse au niveau du pavé de l’eglise, avec une petite cheminée. Au haut de celui-ci, il y est un autre oratoire, avec un escalier par lequel on y monte ; il est tout semblable a celui d'en bas, pareillement avec une CHOMINOE Sn asser
(Fol. 17 verso). En descendant a droite, on trouve la chapelle des ducs de Pont de Vaux...... AA ue Aro se |
(Fol. 18.). Vers le fond de la chapelle se voit le mausolée de M" et Dames de Gorrevod. Sur un grand marbre noir, avec plusieurs ornemens, sont couchées sur leur dos trois grandes figures de bronze, l’une de ce fameu Laurent de Gorrevaud fondateur de cette chapelle, au milieu de ses deux epouses ; a sa droite Philiberte de la Palud, sa premiere femme, l’autre a gauche Claudine de Rivoire, sa seconde femme qui lui survequit de cinq ans, car il mourut l'an 1530 ct elle l'an 1535 a Besançon, dont son corps fut aporté et enterré a Brou ainsi que celui de Philiberte de la Palud ; on voit entre celle-ci et Laurent de Gorrevaud la figure d’un petit enfant emmailloté couché entre eux deux, c'est une petite fille née de ce premier mariage et morte dans le berceau. Il e a ses pieds un levrier de bronze, aux quatre coins de la table de marbre les quatre Vertus cardinales en bronze.
Il y a deux rangs de formes dans le chœur, toutes en bois de chesne, avec sculpture ; le coté droit n’a que des sujets de l'Ancien testament, le gauche du Nouveau ; il y en a vingt-quatre de chaque coté. Il est vrai que, du coté gauche, il n'y a que vingt-trois figures, la deuxieme figure de ce coté la a clé derobée. Messire Antoine de Neuville, abbé de saint Just et grand vicaire de Lion, donna un monitoire en 1660 contre ceux qui l'avaient prise
Le lutrin ressemble asses a une grande armoire quarrée en chesne avec les quatre evangelistes a coté et une frise qui porte la devise de FORTUNE, INFORTUNE, FORTUNE.
Description du couvent de Brou.
(Fol. 18 verso.). Il y a un grand et long dortoir tirant vers le midy de plus de 200 pieds en longueur ct environ de 14 en largeur, eclairë aux deux bouts et au milieu des deux cotés par doux grandes croisées, bordé de chaque coté de chambres ou cellules pour les religieux, interrompues seulement de part et d’autre vers le milieu, a droite en venant de l’eglise et du coté de l'occident, par une espece de vestibule pour l'entrée d'une grande salle ; une gallerie pour aller a l'infirmerie. Ce dortoir est accompagné d’autres batimens, à droitte et au couchant de deux beaux cloitres voutés qui poussent leur etendue jusqu'au juste allignement du portail de l’eglise, en sorte que l’eglise et le couvent ne font qu’une façade bien suivie sur le grand chemin, et a gauche vers l’orient, ce dortoir a encore un cloistre pour la menagerie, avec un vuide qui reste pour le verger du couvent; dessous il y a, en commençant par le plus pres de l’eglise de la sacristie, un chapitre et un passage pour aller au verger, un deuxieme chapitre, le grand escalier et le refectoire. Ce premier cloistre repond a ces trois premiers endroits, il communique a l'appartement de la princesse qui consiste en huit chambres, quatre en bas pour les domestiques, quatre en haut pour elle et pour ses dames ou demoiselles, un degré pour aller des unes aux autres et une gallerie par laquelle elle pouvait aller directement a plein pied et a couvert de ses chambres a son oratoire dans l’eglise. Cette grande salle dont nous avons parlé est une des plus grandes qu'on voye en province : longueur de la salle, 87 pieds et demi, largeur 27 pieds et demi. Les chambres n'ont jamais été meublées, la princesse n’y étant jamais venue; cependant son dessein étoit de se retirer un jour dans cet apartement.
La sacristie de l’autre coté du cloitre et de l'orient est fort belle, elle est quarrée boisée en noyer.
Chapitre du prèmier cloitre. Le chapitre qui suit est vouté, appuyé et partagé de memé, mais il n'est ni boisé ni peint et il y a seulément tout autour un banc simple attaché a la muraille, sans dossier et sans marche-pied. (Fol. 19.) I] y a un premier
cloitre quarré et ensuite un plus grand. Au milieu, un parterre de 100 pieds pour le moins en toute carrure, environné de À grandes allées de 124 pieds et demi chacune en longueur et 12 en largeur, bordées de belles arcades, 7 pour chacune, ce qui fait en tout 28, larges d'environ dix pieds chacune dans œuvre.
Au dessus des allées de ce cloitre, du coté du midi et du couchant, on voit deux belles galleries dont l’une a vue sur la foret et chartreuse de Seillon et l’autre sur le grand chemin de Lion. Longueur de ces deux galleries 114 picds, largeur 13 pieds,
Ensuite vient le chapitre du grand cloitre, l'escalier, le refectoire, le cloitre de la menagerie, la cuisine, le chaufoir, les fours, galleries du cloitre de la menagerie. La bibliotheque, qui n'est pas riche en livres pour une maison comme celle-la; il y a cependant quelqués bons casuistes ; elle est asses eclairée et tire ses jours du coté du midy. La cave, un beau puis, le bucher et les jardins, tout cela a l'avenant de la MAISON .......e On dit quelquefois comme proverbe : l’eglisé de Brou, la Belle Gueuse et le couvent, le Pauvre Magnifique. La devise dé la princessé etoit une montagne batue des vents: Perflant altissima venti. Secondé devise : un arbre chargé de fruits qué la foudre fend én deux: Spoliat mors munera nostra. La troisieme dévisé qui sé voit autour dé l’eglise : Fortune, Infortune, Fortune qui marqué sès malheurs et sés evenèmens heuréux. La quatrieme devise qui est sur lès tapisseries dont elle a fait present a Brou : uné main sur un brasiér, Manus domini protegat me. Il y a au déssus un heliotrope mais sans paroles. La devisé du duc etoit les quatré lettres Fert c'est-à-dire Fortitudo ejus Rhodum tenuit.
(Fol. 20.). La fondatrice avoit fait faire plusieurs tentures de tapisseries de soye pour l’eglise, mais la mort en a privé Brou. Charles V, son neveu, les vendit a plusieurs seigneurs de sa cour, excepté une tenture de quatre piecôs que nous avons a Brou, dont on orne quelquefois le sanctuaire. Elle etoit allée a Anvers pour acheter plusieurs beaux et bons livres imprimés sur velin ét reliés en maroquin rougo de Lévant pour la Bibliotheque dé Brou, mais ils furent vendus aux Jesuites d'Anvers ; pour les tableaux, nous n'avons eu qué celui dé N-D des Sept Douleurs.
Lés vitres de Brou, cassées au commencement de juillet 1559, et le 21 du même mois réparéés en vérré blanc avec treillage de fer. Le clocher fut aussi reparé. Deux freres convers y travaillerent, il en couta 18.897 1. pour le reparer, il n'ést plus si beau qu'il etoit.….
+ Re
I. — 1483, 16 mai, Hesdin. Lettres de Pierre de Bourbon, seigneur de Beaujeu, chargé de recevoir, au nom du roi de France et du Dauphin, Marguerite d'Autriche en exécution du Traité d'Arras (Page 301). |
II. — 1484-1485. Extraits du compte de Louis Ruzé, argentier de Marguerite d'Autriche, reine de France (Page 305).
III. —-[1492], 17 mars, Melun. Lettre de Marguerite d'Autriche à Anne de Beaujeu (Page 313).
IV. — [1492]. Complainte de Marguerite d'Autriche sur la rupture de son mariage avec Charles VIII (Page 313).
V. -- [1493-1497]. Rôle des paiements faits par Jeanne de Comines, dame d'Halluin, pour le service de l’Hôtel de Marguerite d'Autriche (Page 317).
VI. — 1497, 13 juin. Lettre de Pierre Martyr à Bernardin de Carvajal, cardinal de Sainte-Croix (Page 320).
VII. — [vers 1500]. Lettre de la bienheureuse Louise de Savoie au duc de Savoie (Page 321).
VIII. — 1503, 10 novembre, Turin. Ordre donné au trésorier Jean-Louis
de Piozasco de payer un don alloué à Giraud de Cabrières, garde de la lionne de Marguerite d'Autriche (Page 322).
IX. — 1504, 28 avril, Turin. Rôle des dépenses faites par Diego Florès, sur l'ordre de Marguerite d'Autriche, pour la « mômerie » de Carignan, à l'occasion des noces de Laurent de Gorrevod (Page 323).
X. — 1505, 12 janvier, Chambéry. Instructions de Charles III, duc de Savoie, à Laurent de Gorrevod, et au seigneur de Montvaran, envoyés en mission auprès des ambassadeurs de Marguerite d'Autriche au sujet du douaire de Savoie (Page 324).
XI. — 1505, 19 janvier. Instructions du duc de Savoie au sire de Menthon envoyé à Pont d'Ain auprès de Marguerite d'Autriche au sujet du règlement de son douaire (Page 327).
XIT. — 1505, 5 mai, Strasbourg. Conventions entre Marguerite d'Autriche et le duc de Savoie constituant le Traité du douaire de Savoie (Page 328).
XIII. — [1505, après 5 mai]. Décisions du Conseil Privé de l’archiduchesse concernant l'administration du douaire (Page 336).
XIV. — 1505, 28 décembre. Lettre de Maximilien, roi des Romains, au duc Charles IIT, au sujet de René, bâtard de Savoie (Page 337).
XV. — [vers 1505]. Lettre de Claude de Brosse, duchesse douairière de Savoie à son fils Charles III (Page 337).
XVI. — [1506, 11 mars]. [Les Cantons de Berne et de Fribourg] au [duc de Savoie] pour lui conseiller de faire restituer au Bâtard de Savoie le comté de Villars (Page 339).
XVII. — 1506, 25 mai, Turin. Quittance délivrée par Charles III à réception de la croix d’or provenant du Trésor de Savoie, apportée de la part de Marguerite d'Autriche par Mercurin de Gattinara (Page 340).
XVIII. — 1506, 31 décembre, Fribourg. Pétremand de Faucigny au gouverneur du Pays de Vaud au sujet de l'intervention du roi de France auprès des Conseils de Fribourg et de Berne pour faire réintégrer René, bâtard de Savoie, dans le comté de Villars (Page 340).
XIX. — [1506]. Lettre de Marguerite d'Autriche au duc de Savoie au sujet de René, bâtard de Savoie (Page 342).
XX. — 1507, 4 mai. Protestation faite par Charles, duc de Savoie, contre la suppression de la pension que lui servait le roi de France (Page 343).
XXI. — [1507, déc.]. Lettre de [Gui de La Baume, comte de Montrevel] au seigneur de Menthon au sujet des difficultés du douaire de Savoie (Page 344).
XXII. — [1508], 1* mars, Chambéry. Lettre d'Amé Gringallet à Margucrite d'Autriche au sujet des Etats du Pays de Vaud (Page 345).
XXII. — [1508, mars]. Instruction de Maximilien, roi des Romains, au seigneur de Salenove euvoyé en mission auprès du duc de Savoie (Page 346).
XXIV. — [1508], 7 mai. Lettre du duc de Savoie à Marguerite d'Autriche concernant les négociations avec Berne et Fribourg (Page 350).
XXV. — [1508], 12 juin, Genève. Lettre de [Louis de Balliant, seigneur de Verboz] à Marguerite d'Autriche au sujet du conflit entre le duc de Savoie et les Suisses (Page 351).
XX VI. — 1508, 27 juin, Bruxelles. Requête adressée par Marguerite d'Autriche à Bernardin du Pré, ministre général de l'ordre des Franciscains, au sujet de la canonisation de sainte Colette (Page 353).
XXVII. — [1508], 19 septembre. Lettre d'Amé Gringallet à Marguerite d'Autriche sur les violences des officiers de Faucigny (Page 354).
XX VII. — [1509], 12 mars. Lettre de Marguerite d'Autriche à Jean de Marnix sur les négociations de l’empereur au sujet des pouvoirs de la Régente (Page 355).
XXIX. — [1509], 22 mai, Travagliato. Lettre de Mercurin de Gattinara à Marguerite d'Autriche concernant les difficultés du douaire de Savoie (Page 355).
XXX. — [1509], 22 mai, Brescia. Lettre de Claude de Seyssel à Marguerite d'Autriche concernant les relations de l’archiduchesse avec le duc de Savoie (Page 358).
XXXI. — [1509], 5 juin. Lettre de Jean de Marnix à Marguerite d'Autriche au sujet des Pays-Bas et du comté de Bourgogne (Page 358).
XXXII. — 1509, 10 août. Procès-verbal de la réception de la châsse du Saint Suaire offerte à la Sainte-Chapelle de Chambéry par Marguerite d'Autriche (Page 360).
XXXIIT. — [1509, août]. Lettre de Marguerite d'Autriche à Laurent de Gorrevod le félicitant de son mariage et lui donnant des instructions sur le douaire de Savoie (Page 361).
XXXIV. — [1509], 13 septembre. Lettre d'André de Burgo à Marguerite d'Autriche concernant le projet de mariage du duc de Savoie avec Jeanne, reine de Naples (Page 362).
XXXV. — [1509, après novembre]. Lettre de [Jean Lemaire] à [Laurent de Gorrevod] concernant des missions à Liôge et en Bresse (Page 362).
XXXVI. — [1510], 24 mars, Moûtiers. Lettre de Georges de Marnix à Jean de Marnix sur leurs affaires de famille (Page 363).
XXX VII. — [1510, juin]. Mandement de Marguerite d'Autriche concernant la mission de Jean Lemaire pour l'extraction de l’albâtre de St-Lothain destiné à Brou (Page 365).
XXX VIII. — [1510 vers le 14 juillet]. Lettre de Marguerite d'Autriche à Jean Lemaire au sujet des travaux de Brou et de la collaboration de Thibaut Landry et de Perréal (Page 366).
XXXIX. — [1510, vers le 15 juillet]. Lettre de Marguerite d'Autriche à Jean Perréal concernant les travaux de Brou et le marché de Thibaut Landry (Page 366).
XL. — [1510?], 30 septembre, Bonne. Lettre de Mercurin de Gattinara à Louis Barangier sur l’administration de la justice en Faucigny (Page 367).
XLI. — 1510, 16 octobre. Lettre de Pierre de Marnix, étudiant à Turin, à Jean de Marnix au sujet de la présentation à divers bénéfices (Page 368).
XLII. — [1510], 14 novembre, Bourg. Lettre de Laurent de Gattinara, procureur de Bresse, à Marguerite d'Autriche concernant le lieutenant de Bresse (Page 369).
XLIHI. — [1510]. Mandement de Marguerite d'Autriche au [procureur de Bresse] lui prescrivant l'arrestation des gentilshommes et des malfaiteurs qui pillaient la région de Bresse (Page 370).
XLIV. — [1511], 15 janvier. Lettre du chapitre de la Sainte-Chapelle de Chambéry à Marguerite au sujet du reliquaire du Saint Suaire et des fondations de Philibert le Beau (Page 371).
XLV. — [1511], 7 février, Pont-de-Vaux. Lettre de [Laurent de Gattinara] à Barangier concernant les magistrats du Conseil de Bresse (Page 372).
XLVI. — [1511], 23 février, Verboz. Lettre de Louis de Balliant au comte de Montrevel et à Laurent de Gorrevod sur la mauvaise administration du douaire de Savoie (Page 373).
XLVII. — 1511, 2 mars, n. st. Lettre de Raphaël Le Nadre à Jean de Marnix sollicitant sa protection pour un office (Page 374).
XLVII. — [1511], 12 mars, n. st. Instructions du duc de Savoie à son écuyer Usillion envoyé en mission auprès de Guillaume de Vergy, maréchal de Bourgogne (Page 375).
XLIX. — 1511, 18 mars, n.st., Colmar. Lettre de Jean de Marnix à Marguerite d'Autriche concernant le projet de mariage de Philiberte de Savoie. (Page 376).
L. — [1511, mars]. Rapport de Louis de Balliant sur sa mission en Bresse et en Faucigny (Page 377).
LI. — [1511, mars]. Lettre du Gouverneur de Vaud sur le conflit du duc de Savoie avec les Ligues (Page 379).
LIT. — [1511], 1% avril. Lettre des habitants de Cluses, Sallanches et Bonneville à Marguerite d'Autriche sur les missions judiciaires en Faucigny (Page 380).
LIT. — [1511], 6 avril, La Palisse. Lettre d'André de Burgo sur les négociations du duc de Savoie avec les Ligues et sur la politique générale (Page 381).
LIV. — [1511], 11 avril. Lettre d'A. de Montjovent à Margucrite d'Autriche sur les préparatifs militaires du duc de Savoie contre les Suisses (Page 383).
LV. — [1511], 27 avril, Genève. Instructions du duc de Savoie à l’écuyer Chales sur les négociations avec les Cantons suisses (Page 383).
LVI. — [1511], 9 juin. Lettre de Jean d'Estavayer à [Guillaume de Vergy]}, maréchal de Bourgogne (Page 384).
LVII. — [1511], 16 juin. Lettre du clergé de N.-D. de Bourg à Marguerite d'Autriche concernant la construction et les stalles de cette église (Page 385).
LVIIL. — [1511], 31 juillet, Bourg. Lettre d'A. de Montjovent à Marguerite d'Autriche sur les Etats de Savoie tenus à Chambéry (Page 386).
LIX. — [1511], 1* août, Bourg. Lettre de Chivilliard, maître des œuvres, à Barangier, concernant les travaux de Brou (Page 386).
LX. — [1511], 21 novembre. Lettre de A. de Montjovent à Marguerite d'Autriche coucernant le subside voté par les Etats de Savoie pour payer les Suisses (Page 387).
LXI. — [1512, février]. Lettre de Marguerite d'Autriche à Jean Lemaire qui passe au service de la reine de France (Page 387).
LXII. — [1512], 27 mai. Lettre de Michel Colombe à Marguerite d'Autriche sur les patrons des sépultures de Brou (Page 388).
LXII. — [1512, jun]. Lettre de Marguerite d'Autriche à [Chivilliard] sur le concours d'Henriet de Lyon aux travaux de Brou (Page 390).
LXIV. — 1512, 20 août. Lettre de Marguerite d'Autriche au duc de Savoie concernant Claude, bâtarde de Savoie (Page 390).
LXV. — 1512, 9 septembre. Lettre de Chivilliard à Margucrite d'Autriche portant récapitulation des sommes dépensées à Brou (Page 391).
LXVI. — [1513-1518]. Lettre des clarisses de Chambéry à Marguerite d'Autriche concernant la canonisation de sainte Colette (Page 392).
LX VII. — [1514]. Instructions pour le contrôle des travaux de Brou (Page 393).
LX VIII. — [1515, mai]. Lettre de Marguerite d'Autriche à Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême, concernant René, bâtard de Savoie (Page 394).
LXIX. — [1515], 12 juillet. Lettre de Jacques Annocque concernant la collation de l’abbaye de Saint-Claude en faveur de Pierre de La Baume (Page 396).
LXX.— [1515], 21 octobre. Lettre du Conseil de Bresse à Margucrite d'Autriche sur l’entrée de Louis de Gorrevod dans la cité épiscopale de Bourg et sur les travaux de Brou (Page 398).
LXXI. —[1515], 24 octobre. Lettre du Conseil de Bresse à Margucrite d'Autriche sur l’état des travaux de l’église de Brou (Page 399).
LXXII. — [vers 1515]. Note sur le Saint Pain de saint Nicolas-de-Tolentin (Page 399).
LXXII. — [1516], 3 août, Rouen. Lettre de Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême, à Charles III concernant la suppression des diocèses de Bourg et de Chambéry (Page 400).
LXXIV.— [1516], 6 août. Lettre de [Mamert] de Costis à Marguerite d'Autriche concernant ses négociations en cour de Rome (Page 401).
LXXV. — [1516]. Lettre d'Yves de La Howarderie, religicux au Reclus à Chambéry, à Marguerite d'Autriche rappelant le séjour de l'archiduchesse en France avant la rupture de son mariage avec Charles VIIT (Page 402).
LXX VI. — [avant août 1517]. Lettre de Margucrite d'Autriche au duc de Savoie au sujet de la collation des bénéfices de Savoie (Page 403).
LXX VII — [1517], 1° août, Brou. Lettre de Raimond Cartier de Cesana à Marguerite d'Autriche sur les violences exercées contre les religieux de Brou par le seigneur de Montellier (Page 404)
LXX VII. — [1517, 18 septembre ?]. Mandement de Marguerite d'Autriche au sujet du règlement du Conseil de Bresse (Page 405).
LXXIX. — [1517, 18 septembre]. Mandement de Marguerite aux officiers de Bresse sur le service intérieur du Conseil de Bresse (Page 406).
LXXX. — 1518, mai. Lettres patentes de Marguerite d'Autriche autorisant Mercurin de Gattinara à entrer au service du duc de Savoie (Page 407).
LXXXI. — [1518], 7 juillet. Lettre de Noël Puget, avocat fiscal du Conseil de Bresse, au sujet de sa destitution (Page 408).
LXXXII. — [1518, août]. Remontrances faites au duc de Savoie de la part de Marguerite d'Autriche par Hugues Marmier, avec les réponses ducales (Page 410).
LXXXII. — [vers 1518], 1° septembre. Lettre des officiers de Bresse à Marguerite d'Autriche au sujet des indulgences accordées aux franciscaines de Bourg pour la construction de leur clocher (Page 416).
LXXXIV. — [1520 ?], 21 avril. Lettre de Thomas Bergier et de Bon Badel à Marguerite d'Autriche sur leur mission en Faucigny (Page 416).
LXXXV. — 1521, 20 mars. Instructions du duc de Savoie à de Montjovent au sujet des bijoux de la Maison de Savoie (Page 418).
LXXXVI. — [1524, 15 avril]. Requête adressée à Marguerite d'Autriche par Vincent Perraud, d'Annecy, sollicitant des secours pour des pélerinages (Page 419).
LXXX VIT. — 1524, 18 septembre. Lettre de Nicolas Perrenot à Marguerite d'Autriche au sujet d’une mission en Savoie (Page 420).
LXXX VII. — [1524], 27 septembre. Lettres patentes de Marguerite d'Autriche annulant les précédentes commissions d'offices et collations de bénéfices (Page 422).
LXXXIX. — [1525], 5 décembre. Lettre des États du Pays de Vaud au duc de Savoie au sujet de la fourniture du sel (Page 423).
XC. — 1526, 26 janvier. Lettre de Marguerite d'Autriche à Béatrice de Portugal, duchesse de Savoie (Page 424).
XCI. — [1527], 3 décembre, Brou. Lettre de Louis de Gleyrens à Marguerite d'Autriche concernant le marbre nécessaire à Conrad Meyt pour les sépultures de Brou (Page 424).
XCII. — [1528], 21 décembre. Lettre de Baudouin de St-Barthélemy, inquisiteur, à Antoine de Montcut (Pago 425).
XCIII. — [1528]. Memorandum sur la mission de [Jean de Tournai] dit Bonnes Nouvelles, héraut d'armes [de l’Annonciade] (Page 426).
XCIV. — 1529, 10 août, Cambrai. Lettre de Marguerite d'Autriche au duc de Savoie sur la paix de Cambrai (Page 427).
XCV. — 1531, 5 août, Brou. Réception des travaux de Conrad Meyt par François de Toiria et Pierre Vienze (Pago 427).
XCVI. — 1532, 12 juin. Récépissé des reliques envoyées à Brou (Page 429).
XCVITI. — 1535, 4 mai. Quittance du garde des joyaux pour les dépenses concernant les obsèques et les collections de Marguerite d'Autriche (Page 431).
XCVII. — 1537, 2 juin. Mandement portant restitution à la Maison de Savoie de certains bijoux provenant des collections de Marguerite d'Autriche (Page 436).
XCIX. — 1561. Extrait des Chroniques de Savoie rédigées par Paradin relatif à l'église dé Brou (Page 437).
C. — XVIF siècle. Rénseignements archéologiques sur l'église de Brou d'après le P. Raphaël de la Viérge Marie (Page 441).
a Re RS ne neue
Abbeville (Somme): 11 note 5.
AGNEw : Collection 286 n° 29.
Agrippa de Nettesheym, indiciaire de Charles-Quint : 138 note 2, 154 et note 3, 182 note 2. Oratio dive Margaritæ 283.
De nobilitate et præcellentia fœmine sezus 183 note 2.
Aime (Savoie, ar. Moûtiers, ch. 1. c°») : 364.
Ainay (Rhône, c?° Lyon): 43 note 5 ; 105 note 2.
ALAIRE (Jean) : 306.
ALARDET (Philippe) : 33.
Albâtre : voir St-Lothain.
Alberi : Ambasciatori veneti 59 note 2.
ALEXANDRE VI: 136 note 8, 353.
Alix (Rhône, ar. Villefranche, c° Anse): 223.
ALLEMANT (Jean) : 414.
Allen: Corpus epistolarum Erasmi 1€5 note 5.
Alloing : Un manuscrit sur Brou 261.
Allut : Symphorien Champier 51 note 4.
Altmeyer : Marguerite d'Autriche 233. - Marguerite et Christiern II 283.
Amanton : 4. Colomban 2617.
Amboise (Indre-et-Loire, ar. Tours, ch.l. canton):
AMBOISE (Georges, cardinal d'): 102, 103 note 4, 290 n° 55, 343.
Ambronay (Ain, ar. Belley, c°" Ambérieux) :
Amiens (Somme): 14 et note 3, 11 note 5, 19 note 1, 136 note 8.
ANCHEMANT (Pierre): 18 note 2, 439, 441 et note 2.
ANDRIETTA : VOir AVOGADRI.
Anethan : J. Le Veau 283.
Angers (Maine-et-Loire) : 41 note 5.
Aanghessey : voir Ensisheim.
Angleterre : 389. 7
ANGLETERRE (Edouard IV, roi d'):8 n° 6.
— Henri VII: 15, 24 note 2, 30 note 2, 31 note 14, 285 n° 18, 287 n° 33, 290 n° 53, 299 n° 133.
— Henri VIII: 27, 132 note 1, 287 n° 33, 293 n° 80.
— (Marie d’): 345.
Angley : Hist. du diocèse de Maurienne 48 note 2.
Ansou (René d'): Tapisseries 12.
Annecy (Haute-Savoie): 42 note 4, 92 note 4, 94 note 3, 98, 99, 100, 136, 138, 326, 373, 401, 412, 419, 421. - Clarisses 137 note 8. - Conseil de Genevois 98 note 8, 99, 100 note 14, 415, 421. - Dominicaines 137 note 8. - États 386 note 1.
ANNOCQUE (Jacq.), procureur en cour de Rome :
Annonciade : Ordre 220.
Anselme: Hist. généal. Maison France 43 note 7.
Anshelm : Berner Chronihk 81 note 7.
Anvers (Belgique): 21, 22, 101 note 5, 138 note 6, 1065 note 1, 257, 294 n° 87, 318, 319. - Pèlerinage 420. - Musée 286 n° 29.
Aoste (Piémont): 97, 134 et note 4, 346, 369.
Apremont (Savoie, ar. Chambéry, c° Montmélian): 37 note 3, 94 note 2, 103 note 5, 104, 334.
ARAGON (Charlotte d'): voir TARENTE.
— (Ferdinand le Catholique, roi d’): 14, 15, 24, 25, 283 n° 9, 295 n° 95, 320, 377, 382.
Voir CasrTiLe (Isabelle la (Catholique, reine de).
— (Jeanne d'); 21, 79, 362.
— (Louis d’), cardinal : 30 note 3, 140 note 3,
Arbois (Jura, ar. Poligny, ch. 1. canton): 35, 60
Archers : 72 note 2.
Archives : voir Bourg, Lausanne, Paris, Turin, Vienne.
Archives du Nord: Bibliographie des publications contenant des textes tirés des Papiers de la Chancellerie de Marguerite.
ALTMEYER 282 n° 2, Bancez 267 n° 3, BAUER 283 n° 5, BAUTIER 283 n° 6, Baux 267 n‘‘4et5, BECKER 267 n° 7, BERGENROTH 284 n° 11, Bonpois 284 n° 17, BREwWER 284 n° 16, BRUCHET 268 n°: 11 et 12, 284 n°: 17 à 19, CHagny 285 n° 28, CHARVET 268 n°: 14 à 16, CocmiN 269 n° 17 à 20, DEuaISsNEs 269 n° 22, Dipron 269 n° 26, Dorez 269 n° 27, Durax 115 note 1, 269 n°: 28 à 37, FINoT 211 n° 45, 289 n° 47, FORONDA Y AGUILERA 290 n° 48, Gacnarp 42 note 1, GODErFROY 290 n° 55, GossarT 290 n° 56, Hévésy 291 2° 66, Houpoy 272 n° 56, JarriN 272 n° 60, KOOPERBERG 292 n° 69, Kraus 292 n° 70, KREITEN 292 n° 71, LaBorne 292 n° 73, Le GLay (D') 44 note 4, 273 n°1 65 et 66, 292 n° 76 à 78, Le GLay (E.) 293 n° 80, LEMAIRE 294 n° 85, MéLy 273 n° 72, Mone 295 n° 91, Noper 274 n°* 80 à 83, PALLrAS 275 n° 91, PincnartT 276 n° 97, Puvis 276 n° 101, Quixsonas 296 n° 97, ROBERT 180 note 6, RousseLeT 277 n° 108, SPpaax 161 note 4, THiIBAUT 297 n° 113, VAN DEN BERGH 298 n° 121, Van DE PuTTe 278 n° 116, Virey 278 n° 121, WaLTREr 299 nos 130 à 132, WauTERs 279 n° 124 (1).
— Voir MARGUERITE D'AUTRICHE (Chancellerie).
— Textes tirés des Archives du Nord publiés in extenso: 189, 194 à 260 passim, 301, 317, 321 à 436 passim.
— Explication del'abréviation L.M. : 284 n° 17.
Arcis-sur-Aube (Aube) : 34.
Argent : Pouvoir 179 note 2.
Armures : Trempure 220 note 1.
ARPAGEON, page de Marguerite : 309.
Arras (Pas-de-Calais): 11 note 5, 26, 302, 303 note 5. - Traité de 1482, 8 et note 6, 16 note {, 302 note 5.
— (grand archidiacre d') :
(Claude de).
voir Botrsser
ARSENT (Thibaut) : 132 note 2.
Art de vérifier les dates : 15 note 1.
Artois: 11, 18 note 4. - États 10, 302, 303 note À.
ARZENT (François): 411.
ASNIÈRES (Charlotte d'): 306, 309.
Asti (Piémont): 437.
Aubigney (Haute-Saône, ar. Gray, c°: Pesmes): 46, 48. Voir BARANGIER.
Aubigny (Pas-de-Calais, ar. St-Pol, ch. 1. c°»): 302. - Seigneur 10 note 5.
Auchy-lez-Hesdin (Pas-de-Calais, ar. S'-Pol, c°* du Parcq) : Abbé de S'-Sylvin 10 note 5, 302.
Aune (Pierre): 307.
Audenarde (Belg., Flandre orientale) : 165 note f.
Audenfort (Pas-de-Calais, ar. S'-Omer, c°* Audruicq, cr® Zutkerque): 302.
AurrAY (Jean d'), maître des requêtes de l'archiduc : 11 et note 1.
Augustins de France : 260, 278 n° 120.
Augustins de Lombardie : 146, 148 notes 2, 4 et 5.
AUMONT (S' d'): 34.
AUROLLES (Benoît d'}, architecte : 261.
Auton (Jean d'): Chroniques de Louis XII 39 note 6.
AUTRICHE (Eléonore d'), reine de Portugal, puis mariée à François I, nièce de Marguerite :
— (Ferdinand d'), frère de Charles-Quint : 283 n° 5.
— (François d'), frère de Marguerite : 221 note {.
— (Isabelle d’), reine de Danemark, nièce de Marguerite : 283 n° 2.
— (Marie d'), reine de Hongrie, nièce de Marguerite : 294 n° 87, 296 n° 98, 300