‹ Marguerite d'Autriche, duchesse de SavoieChapitre 76 sur 125 · PREUVE LXI · texte numérisé non relu

PREUVE LXI

[1512, février]. — Lettre de Marguerite à Jean Lemaire après son entrée au service d'Anne de Bretagne.

{Minute très raturée. Arch. Nord, B 19182, n° 44528].

Transcription de la minute raturée : Marguerite, etc. Tres chier et bien amé, Nous avons receu voz lettres datées a Bloys du premier jour du present mois par lesquelles, ensemble le compte de l'argent qu’avez receu a Tours pour vostre vouaige

et commission de Brouz, lequel feront veoir par ceulx de noz Finances, et si aucune chose vous est deue, la vous ferons payer et contenter incontinent comme reson veult. |

Quant aux patrons des ediffices et sepultures de nostre couvent de Brouz, Thoison d'or les nous a monstré, et selon que escripvons presentement a maistre Jehan de Paris, qui y a si bien et amplement labouré, nous entendons qu'il parachevera de myeulx, dont Iuy en laisserons la charge, et vous requerons que, en ce que vous y pourrez aider et assister, vous le ferés, comme tenons [que] y avez l'affection, et vous nous ferez plesir.

Du surplus contenu en vos dictes lettres, mesmes touchant le congié que prenez de nous par icelles, pour les causes y declarées, nous sumes avant toute euvre bien joyeuse que avez une bonne dame et maistresse, et nous ferez singulier ct agreable plesir de la bien servy, car nous savons veritablement qu’elle vous recompensera tres bien et amplement selon voz merites, combien qu'il peut sembler que ne poviez moins fere que, a vostre departy d’icy, nous en dire quelque mot de vostredit congé, toutesfois nous en passons et a tant (si), vous requerant nous adverty tousjours de quelque novelle, et vous nous feriez plesir, vous advertissant neanmoins que en ce .Ou vous pourrions fere quelque adresse, le feront d'aussi bon vuel que jamais.

Transcription de la minute rectifiée : Margucrite, nous avons receu voz lettres datées du premier de ce present mois par lesquelles nous avertissez comme la Royne vous a retenu en son service, par quoy prenez congié de Nous par vosdictes lettres, ce que eussiez bien fait vous estant icy. Toutesfoys ne summes deplaissante que avez trouvé si bonne dame et maistresse et nous feriez plesir de la bien et lealment Servir.

Quant aux patrons des ediffices et sepultures de nostre couvent de Brouz, Thoison d'or les nous a monstré et recognoistrons a maistre Jehan de Paris la panne qu'il en [a] prinse. Et puisques ainsi est que nous avez laissée, le commettrons en vostre lieu conterolleur aux ouvrages de nostredit couvent et le traicterons tellement qu'il se contantera de nous.

Touchant le conte que nous avez envoyé, le ferons ‘voir, et si riens vous est trouvé deu, vous ferons contenter et paicr.

Page 1