CHAPITRE V
religieuses y le corps fut descendu daus un caveau préparé d^ns la chapelle , et d'abondantes aumônes répondirent aux vœux de Pinsigne bienfaitrice que les pauvres ve* naient de perdre.
Le cœur de Marguerite fut enfermé dans un coffre de plomb et déposé dans le cercueil. A la révolution , Tactive vigilance d'un sacrisitain parvint à le soustraire aux
regards des impies ; en 1 803 il fut rendu aux Glârisses; elles louèrent une partie de Téglise d'Argentan , et firent sceller cette relique y à gauche du grand portail , près de l'autel y dans le mur de la première chapelle. Plusieurs personnes croient posséder quelques os du visage et des fragments du cercueil. Quant au corps lui-
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même, il ne put échapper aux profanations des révolutionnaires. En 1792^ lors de la vente du convenf et de son église , ce corp»
avait été transporté avec respect à la pat- . roisse de Saint - Germain d'Argentan. La translation avait paru être un nouveau triomphe réservé à la sainte. La foule recueillie se rappelait tous les bienfaits du passé et implorait protection pour Tavenir.
Ce dernier asile fut bientôt refusé aux précieuses reliques; ^le culte qu'elles inspiraient portait ombrage aux pouvoirs du moment. Elles furent jetées dans la fosse commune , et il ne fut pas permis à un menuisier y qui s'offrait gratuitement^ de fabriquer un cercueil pour des restes si vénérés. <
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Mais on ne changea pas l'opinion publique : pendant la vie de Marguerite de Lorraine ^ les fidèles croyaient déjà au crédit qu'elle avait dans le ciel ; après sa mort ^ cette .croyance s'est fortifiée ; elle s'est perpétuée de sièc]e en siècle , elle existe encoED de nos jours. La cause de sa éanonisation n'a pas été introduite à Rome ; la sainte Eglise ne s'est pas prononcée sur se|s mérites. Toutefois les fidèles et les histo- ' riens n'ont pas hésité à la proclamer spon^némeni bienheureuse. On l'a toujours invoquée dans les épreuves les plus diverses , et on a continué à recevoir beaucoup de grâces de' guérison ^t de salut. « Ce ne ^ serait jamais fini , dit le P. Prouverre ' d»ns son Histoire du diocèse de Séez , si
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je voulais rapporter ici toutes les assistances que Dieu a fait paraître à ceux' qui rout invoquée en leurs nécessités. »