SCENE XVII
MARGUERITE, regardant.
N'y a-t-il personne?
Après avoir jeté ses regards sur la scène, elle se tourne vers sa chambre; en re moment, la porte late'rale visà-vis s'ouvre et Albert en sort. Marguerite le voit et son elonnenient la force à s'appuyer sur un siège.
MARGUERITE, poussantun cri de surprise.
Ciel!... Albert ici!...
ALBERT, indiquant la chambre d'où il sort. Oui... là!... je n'ai pas quitté cette chambre.
Ah!...
Elle se laisse aller sur le sie'ge.
ALBERT, avec passion.
J'ai tout entendu!... que de vertu!... que d'amour et de dévouement pour celui ([ue du devais croire ingrat!... Ah! tu es un ange, Margueritel...
Il tombe à genoux devant elle.
MARGUERITE, avec émotion et joie. Mon Dieu!... m'aimerait-il donc?
ALBERT
Est-ce qu'il est possible que j'en aime une autre, et que mon amour ne soit pas à toi seule ? MARGUERITE, avec transport.
Âh !... que je suis heureuse!
En ce moment, Beauséjour paraît à la porledela chambre de Marguerite : il voit ce ijui se passe.
BEACSEJOUR.
Albert!..
Albert se lé\c vivement, s'éloigne de Marguerite qui se lève aussi ; Beausêjour restcà la porte de la chambre, le visage tourne vers la coulisse comme pour empêcher quelqu'un d'entrer : la toile tombe.
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