‹ Maria Padilla tragedie en cinq actesChapitre 12 sur 51 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

MAKU, êtuU.

Ellearaiionl... pourquoi Ces folles visions?.., don Mendes n'est pas rui»

Il ne saurait m'offrir l'espoir du rang suprémul... Ne me suf6t*il pas qu'il m'ait dit : Je vous aime? Loin de moi désormais ces songes do l’orgueil Qui noua montrent un portoùl’on trouve uoécueiil L'anour de don Mendez» l'éclat qui l'eDviroQue» Voilà mes ornement» mon sceptre et ma couroiiue l Ils charment le présent et parent l’avenir.

Oh! revenez encor peupler mon souvenir»

Promesses de bonheur» séduisantes images»

Dont son amour me berce en m'entourant d’houj-

[magos.

Lorsque sa douce voix à mon cœur enchanté Peint l'empire absolu qu'exerce la beauté»

El qu’il me dit : Venez, marchez en souveraina Dana cette cour joyeuse» où la plus belle est reiaa i Oui» c'est la seule gloire où je doive aspirer»

El c'est la seule aussi que je veux désirart BaUa pour luit... toujours!

Elle s'ippruche de la labié el prend le voUe.

Demain, danslacha; *;lle Ma sœurviendra !.. . bientôt moi j’y vicodraicot iiUi? Et, comme elle, à travers un voile gracieux, [* ■iie. Je lirai mon bonheur écrit daus tous les yeux Fuyez, illusions, vous qui m'auriez perdue;

A la réalité je suis enfin rendue,

Je respire I...

SCEKE III.

FELIPA, tucourant de la deuxième porte d droiUt MARIA.

■ ARIA

C'est toi, Felipa, que veux-tu 7 riLiPA» émue.

Je vous trouve!...

■ARIA

Pourquoi ce regard abattu?

D'oA vient cette (erreur sur ton visage emprcinia?

PSLIPA.

La surprise en mon cœur le dispute à la eraiota. ■ARIA.

Qu'est-ce donc?

raupA.

Oh t comment prévoir on tel dâBgotl

MAGASIN THEATRAL

<}je la Vierge et les saints daignent nous protéger!

MAKM.

ic ne te comprends pa&t acbôTO, jo t’en prie.

FELIPA.

7e venais de quitter la vieille galerie,

J’étais seule, et j'entrais dans la cour du ch&teau; Un homme, enveloppé dans un sombre manteau, Assis auprès d’un autre et parlant à voix basse, D’un air mystérieux lui montrait la terrasse : e C’est par lA, disait^I; on n’a point de soupçon,

» Tout ira bien !.. .b J’éeoutc et j’ontends votre nom; Je ne sais quel effroi me saisit, je m’arrête.

Et je retiens mon souffle en avançant la tétc. Alors, sans être vue, et sans perdre un seul mot, J’ai surpris les détails de l'horrible complot.

MARIA

Hais quel complot?

FELIPA.

U Au piège il faudra qu’elle tombe, n Disaient-ils; c'en est fait, et la blanche colombe » Dans le nid du vautour reposera demain :

» De l’heureux ravisseur c'est ici le chemin;

B Tous les gens sont à vous, l’échelle est préparée, B Et nos mains du cb&lcau lui rouvriront l'entrée B Quand le seigneur don Luis le croira déjà loin ; » Puis de nous, pour le reste , il n'aura pas besoin , B Car, St l'amour trouvait la vertu trop rebelle,

» Un seul nom dit tout bas adoucirait la boUe. •

MARIA

Un nom?... abl réponds-moi; teront-il révélé?

Le sais-tu, Felipa?...

FELIPA.

Sans doute, et j'ai tremblé!

UARIA.

Eh bien? *

FELIPA. [prendre

Dieu de boulé! quel cmir pourrait corn- Tant de vices cadiés sous nn regard si tendre?

Ce jeune don Mendez, dont l'aspect me charmait, El que j’aimolsdéja, croyant qu’il vous aimait,

11 vous environnait de pièges, de mensonges : C’est le roi !

MARIA

Lui ?

FELIPA.

Don Pèdrcî

MARIA, à elle-mjmc avec exaltation.

O mes songes ! mes songes!

FELIPA.

Durant votre sommeil, en ces lieux introduit,

Il pense jusqu'à vous pénétrer celte nuit,

Et c’est don Diego, votre parent, l'infàmol Qui lui vend l'avenir cl l’honneur d'une femme, Un hidalgo!... Mais Dieu, qui veille et nous défend, Voulut sans doute au piego arracher mon enfani; La vieille Felipa ne verra point flétrie Celle qu’elle éleva, que son lait a nourrie;

Je cours... Do vos périls don Luis instruit par moi Saura vous garantir et...

FELIPA.

Qu’eniends-je ?

Pas tm mot à don LuisI VBLirA.

Quel langage I

NAniA.

Il n’.vpparticiit qu’à moi do venger mon outrage

FELIPA.

A vous?... O Maria, qu’avex-vous dit?...

MARIA

Allons,

Encor quelques instans!... qu'ils vont me sembler

[longs!

FELIPA.

Cliérc enfant!

MARIA

Oui, jo suis (a fîilc bien aimée!

FELIPA.

C’est ainsiqu'au berceau mou cœur vous a nommée .

MARIA

Eh bien ! j’en veux la preuve et jo vais l’exiger.

FELIPA.

Parlez done.

M.VRIA.

Sans retard et sans m'Iiilcrrogcr, Surtout sans que don Luis ou ma sœur le soiip- Tu vas exécuter l’ordre que je le dunue. [çonne.

FELIPA.

Un ordre? expliquez-vous.

MARIA

Je veux... mais non... attends!

On vient do ce côté; c’est ma sœur que j'entends. EUc va le placer & U table, et trace quelques ligne* k la liste.

De mes desseins secrets ces lignes vont t'instruire, El (U m’oi>éiras.

FELIPA, A flU’tnâme.

Mon Dieu! que vais-je lire?

UARiA, frii remettant le papier.

Prends ; de toi désormais va dépendre mon sort Elsongcs-y, tu tiens ou ma vie ou ma mort.

FELIPA.

Se pcul-il, juste ciel ?

MARIA

Ta fille l’en conjure, Felipa; jure-moi d'obéir.

FBUFA, avec émotion et inquiétude.

Je lo jure.

maria.

Merci, merci. ..l'on vient; sois-moi fidèle; adieu; Va, pars... El maintenant, lo reste aux mains de

[Dieu 1

Felipa lori par la dcuviî'ino porte de droite et cmporlv rrrril.

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