I.C soleil s'est caché derrière les montagnes
Déjà la nuit plus sombre envahit nos campagneSt C'est l'heure du repos... et surtout du départ.
MAMA
Oui, vous avez raison, don Luis, il est bien tard.
DOM LOIS
A leurs vains compiimens si j'osai vous soustraire, Pardonnez-moi I demain je serai votre frère,
Et de votre avenir je dois compte aujourd'hui Au noble etvieusguerricrqui m'a fait votre appui. L'avouerai-je, d'ailleurs? dans mon ame inquiète Ce don Mondez éveille une crainte secréte,
Je ne sais quel soupçon prés de lui m'a frappé.
Un soupçon?
MARIA
JOAMA.
Quel est-il ?
DOM LOIS
Sans doute il m'a trompé I L'instant n'est pas venu de cette confidence; Jusque lô, qu’on excuse un excès de prudence: En signe de pardon , donnez-moi votre main.
La voici.
MARIA
DOM LCIS.
Chère soeur, à demain.
MARIA
A domain !
JCAMA.
Oui; car demain, don Luis, votre orgueilleuse D’exercer son pouvoir se montrera jalouse, [épouse Et , pour un cœur qui souffre implorant un soutien , Par le bonheur d'une autre embellira le sien; Don Luis accueillera ma première demande?
Je l'espère du moins.
DOM LUIS
Que Juana commaude.
JUAMA.
Merci I... mais le temps passe.
DOM LOIS
Et me dit d'espérer.
Voilà le dernier soir qui nous doit séparer.
Je sors«>> Oh 1 que le joqr sera lent à paratlrel
JUANA
Allez... ainsi que vous on l'aiicndra peut-être I D«q Luis baise sa tuaia , cl snrt la porte de gaiicitc. Maria, c'est ici que tu reposes, toi :
Je te laisse.
MAMIA.
Qh1 otü, pars et va prier pour moi.
JCAMA.
Que veux-tu dire?
■AIUA.
Avant de fermer ta paupière, Souviens-toî que la sœur réclame une prière.
JUAMA.
Je vais, en rendant grâce à Dieu de mon bonheur, Lui demander le tien.
Elle sort par la première porte do druite.
MARIA
Qu'il l'écoute, ma scrurt