SCENE VIII
MARIA, UN PAGE, puii JÜANA.
mamà , seule.
Que désormais la haine et m'accuse et m’otTense, Des voix vont s'élever qui prendront ma défentel Mes yeux vers l’avenir se tournent sans effroi: J’ai misl'amour d'un peuple entre la honte et moi! ON pACi, entrant
Senora.
MARIA
Que veut'On?
LK PACt.
Une femme inconnue
Jusqu’au seuil du palais, malgré nous parvenue, Piuus résiste, demeure, cl demande & vous voir.
MARIA
Quelques pleurs à tarir!
Au page.
Je veux la recevoir.
Il sort <ur un signe de Maria.
A soulager scs maux je trouverai des charmes: J'ai trop de joie au cœur pour repousser ses larmes. Li PAGI , ou fondt à Juana.
Avancez I
Il SC relire aprit avoir di>po«é sur la table une cauette que Juana lui a retnite.
JOANA , OU fond.
Maria I
MARIA
Qu'enicndS'jc? quelle voix...!
rOAIVA.
Maria!
MARIA
Dieu puissant I Est-ce elle que je vois?
Elle court vers Juaoa.
Ma sœur ! ma Juana!.. . C’est elle! c’est bien elle! Dans mes bras I sur mon cœur 1 O justice éternelle ! Mes prières enfin désarment ta rigueur!
Mais jû n’espérais pas un aussi grand bonheur.
lUAMA.
D'hommages, de plaisirs, de faste environnée!
Tu m'aimes donc?
MARIA
Voilà ma plus belle journée I
lOAMA
Notre amour disparut devant l'amour d'un ro’i : Tou réve est accompli !
MARIA
Ma sœur, parlons de loi t Don Luis est ton époux, je le sais; mais la guerre Des biens de ses aïeux l’a dépouillé naguère. Dans un asile obscur vos jours se sont cachés.
JCAÎIA.
Et tes bienfaits alors, ma sœur, nous ont cherchés
MARIA
Que dis-tu T
JUANA
Maria, que servirait de feindre?
Tu connus nos chagrins, cl tu devais les plaindre; Mais ton cœur te trompa, don Luis est riche encor :
Indiquant la caurtte.
Ses ordres m’ont prescrit de te rendre cet or; Parmi les roaibeureux que (es mains le répandent. Il en est tant, hélas! dont les douleurs l'attendent !
Ma sœur, don Luis est pauvre.
JUANA
Il n'a besoin de rien.
MARIA
Ton époux, Juana, me méprise donc bien?
JUANA
S’il a dû refuser tes bieofaits, oh, pardonne !
MARIA
Il repousse les dons moins que la main qui donne.
JUANA
Ha sœur 1
MARIA
Il en rougit? j’aurais dù le penser!
Au moins il on est un qu'il n'a pu rcpaussi-r,
Et j’en rends grâce au ciel!
JOi.NA.
Qu'entends-je? Est-il possible?
Quand Diégo mourut, un châtiment terrible Pouvait frapper don Luis?
MARIA
Tais-toi, ma sœur, tais-toi!
n maudirait bienlét des jours sauvés par moi.
JUANA
Ab, ma soeur, je me jette à tes pieds que j'em- Pardonne ! [ brasse:
MARIA, lut tendant les bras.
Que fais-tu? Viens donci voilà (a place!
JUANA, se jetant dans ses bras.
Marial
Oh!
MARIA
Sans mépris peux-tu me regarder?
JUANA
MARIA
Ce moment, que Dieu veut bien noui accorder^
MAGASIN THEATRAL
NelVfDpoisonnons pas! ün jour tiendra, j*cip6ro Aujourd'hui, Jatna, parle^nol de mou père.
Hélas! depuis un an, son sort m'est inconnu.
J’ai tenté de l’apprendre et n'ai rien obtenu.
JHANA.
Comme toi» je l’iguorel A son serment 6dèle»
Défendant de Moron l’antique citadelle,
Il gardait cet asile aux enfans du feu roi.
Qui savent son courage et comptaient sur sa foi; II disparut] Ou dit qu'en l’arrosant de larmes Cd jour il a brisé l’écusson de ses armes;
Et jamais nul écho, depuis qu’il s’exila,
M’a porté jusqu’à nous le nom de Padilla.