HARU
Mon père, il est donc vrai? (on désespoir le cache, Ce nom que tes aïeux t'avaient légué sans tache? Et souffrir? et roc taire? Il le faut!... O ma sœur, Qui de nos premiers ans nous rendra la douceur?
JCANA.
Les innocens plaisirs de notre antique asile,
Où la vertu rendait le bonheur si facile.
Peux tu les regretter aux lieux où je te vois? Toute une cour s’émeut au seul son de ta voix. Tu régnes ? El pourtant, sur ton p&le visage,
Des clugiins ignorés ont marqué leur passage t MAaiA.
A l'étre qu'ici'bas il enebaine aux douleurs Dieu, pour soulagement, n’a donné que les pleurs, Et j’ai fourni ma part, sur la terre où nous sommes, A cet immense abîme, où les larmes des hommes Tombent, tombent toujours, sans le combler ja-
Si tu te repens ?
Non! Je souffre et me soumets 1
JCANA.
£h bien! il en est temps encore, brise ta chaîne! Le repentir, qui reste à la faiblesse humaine» Pour relever le front qu’une faute a courbé,
Il rouvrirait le ciel môme à l’aoge tombé!
ËcoutC'le, suis-moi! viens retrouver ces heures D'innocence, de paix cl de plaisirs!... Tu pleures? Ahl tu vas me céder! et notre père, un jour,
Dans mon humble retraite apprenant ton retour» Sur son cœur ranimé viendra presser sa fille t Tu lui rendras, ma sœur, son nom et sa famille» Et, consolant ses jours d'eiil et d'abandon,
Tu le relèveras belle de son pardon 1
MARIA
Tais-toi, ma sœur I les nœuds dont je suis enlacée, La mort les rompra seule, et ma route est tracée. Il faut marcher au but ! De nos concerts joyeux N’entcudS'tu pas au loin tessons harmonieux?
On chante mon bonheur, un me fêle, on m'admire! Je crois que j’ai pleuré? C'est l’instant de souiircl Ecoule t Ce tumulte A perdre la raison.
Peut-être, Juana» tu ne sais pas son nom?
Sooriant smert-meot.
C’est le plaisir! Fantême» environné de songei» Qui ment, et s’étourdit du bruit de ses mensonges»
JUANA
Ha pauvre Maria I... Mais on approche? Adieu!,.. Je ne te verrai plus!...
MiaiA.
Reste , reste en ce lieu t..* Quelques momens encor ! u sœur te les demande.