SCENE V
DON JOSÉ , puis MARIA.
DON Josa, sei</.
A Blanche de Bourbon lu fus sacrifiée;
Mais du roi qui t’aima tu n'es point oubliée. Maria; de ta fuite il gémit en secret l Comment n'en pas gémir, et quel cœur l'oublierait T Qu’ai-je entendu ? Déjà la porte est-elle ouverte? Pas encore!... Et pourtant dans cette nef déserte Une femme s'avance à pas mystérieux;
Elle parait troublée!
Maria arrive en tcéne par Sa droite.
En croirai-je mes yeux !
Se peut-il? Dans Séville aujourd’hui revcuuu! Vous, dona Maria 7
MARU.
Qui donc m’a reconnue?
DON josi. *
Don José 1... Mais pourquoi porter ici vos pas ?
MARIA
Vous tnê reconnaissez, cl vous ne fuyez pas?
DON rosB.
Moi, senora, vous fuir ! Et vous l'avez pu croire? Dans ma noble famille on a de la mémoire ;
Soit bienfait, soit injure, on se souvient.
MARIA
• Merci I
DON josa.
Quel funeste projet vous a conduite ici?
MARIA
De Blanche de Bourbon lorsque l'hymen s'apprête, Il faut que rien ne manque a la royale fétc,
Et j’accours !... Un peu d'or a séduit vos soldats, Us m'ont ouvert la route. Oh ! ne me chassez pas I
DON JOSÉ
Vous, senora, subir cet horrible supplice? •
MARIA
Je veux jusqu'à la lie épuiser le calice.
Oh t comme je tremblais Je l’atteindre trop tard La ville que de loin dévorait mon regard I Comme de mon coursier je pressais h yuessel
MAGASIN THEATRAL
Je pourrai joindre enfin ma joie à voire i%'rcise; Vous luc 1c pcrmellrez T... La foule va venir; Laissez-moi m’y raélcrl... Que j’entende bénir; Les nœuds qui vonl bientôt c nchaîner votre maître l Sous CCS obscurs babils qui peut me reconnaltreî Et qui sait à présent si Je vécus?
nen losi.
Eh quoi!
Do ce spectacle affreux vous voiüex...
MARIA
Laissez>moi !
L'insUDt ïienl, don José, le devoir vous réclame ; Aux pieds du Tuul-Piiiasani que j’epauche mon
[amel
Hélas! j’ai tant besoin des pardons de mon Dieu I Allezi...
DON lOSS.
Je veillerai sur vos périls.
MARIA, fia (éndniu la nmin.
Adieu!
Dim José apres avoir serré la maiu Je Maria, sort par la gaucbc.