PREMIER SOMME DU PEUPLE
Silence! tout est prêt pour la cérémonie; Entendez-vous déjà les chanls religieux?
Uu peuple ae groupe Vers le foad.
I SCENE Vlll.
j Les Mêmes, JUANA, DOI^ RCY DE PADILLA, qui reste Atfriicicux jette autour d* lui des ^ regards mornes.
MAEiA, Us apercevant.
Ciel! mon père! ma soeur!
A Juaaa.
Qui t'am^ en ces lieux?
JOAIU.
Quand tu nous as quittés, je tremblais pour ta vie ; En répétant ton nom mon père l’a suivie,
J’ai couru sur ses pas : la peur de ton danger, L'espoir de l’en défendre, uu de le partager, Tout rendait de don Luis la prudence inutile,
I El Dieu môme semblait nous pousser vers Séville: C'est lui qui prés du loi nous a conduits enfin t Qu'atteuds-tu dans ce temple, et qaelcstUm desaemt
Fayonsl il en p«l temp* eneor?
MARU.
Voü ma place!
JOANi.
Dans ce temple, ma sœur, un danger te menace; Fuyons!
VRIMIEt HOMIIE DD PItPLB.
Le rideau s’ouvre I Ecoutez? écoutez!
MARIA, ntr U deram, taisi^rani la main de Juana avec un geste convulsif.
Juana, voici l'heure!
JUARA, prenant le bras de son père et reculant. Ob t je frémi»!
UAMA.
Restez!
IjC rideau du fond «’ourre ; on voit devant l’autcl qui oC'* rupe le fond du tlie'itre : Blanche de Bourbon, l'Arche*' v«{ue de Tolbde, doo Pédre. De chaque côté sont reo* ge» Aibuquerque, Don Jojii, Don Juan de Prado, Don Ballhaurd ; de.» femtnea, de« seigneurs do la cour. Des tiallebaidicn sont près de la balustrade et contiennent le peuple, qui occupe tout le devant de la scène avec Maria, Juana et Don Buy de Padilta. .