‹ Maria Padilla tragedie en cinq actesChapitre 50 sur 51 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

DON PÈDRE , L ARCHF.YÊQL'E DE TOLÈDE .

BIANCHE DE BOURBON, ALBUQUKRQUE , DON JOSÉ DE CER^A, DON JUAN DE PRADO, DON BALTUAZAKD, Sbicrbcus, Feumes, Cour* T ISAM» dans le fond} sur le devant, MARIA, JUANA, DON RUY DE PADILLA, Peoplb, Soldats, ETC.

VOIE DU PBCPLE, ail viotnent où le rideau s'ouvre. Vive la reine Blanche!

l'arcbevéqce de tolédc.

Au nom de la croix sainte, AuDomduToul-Puissantqui veille en cette enceinte, Vous jurez donc, vous, roi de Castille et Léon, Amour et fol -constante à Blanche de Bourbon?

DOM PÈDRE

Je le jure !

UAïUA, sur le devant.

Le Uchel

L'ARCnEVf.ODE DE TOLÈDE.

Approchez! La couronne

Est sur 4'aulel du Dieu qui Pôle ou qui la donne ; Aux yeux de tout ce peuple, a qui vous commandez, PuseZ'la sur le front de la reine.

MARIA, poussant tm cri terrible.

• Attendez t

Elle ae précité vers l'aut.l, «-n écartant violemment la foule.

Dieu, qu’on ose invoquer, maudit ces nœuds in-

[f^Mnçs î

C’est assez d’une reine, et c’est trop de deux femmes! A tuoi ccUc courorine!

KHc met U main sur la couronne VOI.X «OIIDRECSES.

O crime !

DOB PÈDRE, rceufanf.

Juste ciell

MARIA

Tu ne m'attendais pas aux marches do Pautel, Don Pèdre? M'y voici! recule donc, et tremble! Pour la seconde fois Dieu nous y voit ensemble.

DOR PÈDRE

Marial Marial...

Maria, d'une rotj: fonnanre.

Silence! homme sans foi!

Toi, qui ne sus pas être amant, époux, ni roi f

DON PÈDRE

Ab ! c'en est trop !

ALDCOt'XRQDE.

Soldats, qu'on chasse cette fille!

Le» liallel>ardirr> font un mouremcol. Don José les contient ; Maria p''SR la courooot sur sa tète.

Qui de vous chassera la reine de Castille?

La reine Bianebv est tombée sur un faalcuil, des femmes rculourrnt.

DON RUY, gui a semblé se réveiller aux cris de sa fille et gui regarde d’un air tnemam et étonné. Où suis-je?

Surprise roclcc d’exclamations du peuple.

MARIA

Écoutez tous! Dans cet auguste lieu.

En présence d’un peuple, en présence de Dieu,

I Maria Padilla vient empêcher un crime I 1 Elle est de votre roi la femme légitiino I Evclamalions parmi la foule.

Il voulut m'arracher au foyer paternel;

Moi, je lui répondis en lui montrant l’autcl;

Il y monta! l’Eglise a consacré la chaîne Que ne saurait brjser nulle puissance humaine ! Sous le titre odieux qu'il m’avait réservé Si j’inclinai mon front, mon front s'est relevé; Secouant les mépris et repoussant la honte,

De deux ans de douteurs je viens demander compte! Le sang des Padilla vaut bien le sang d’un roi ; Arriére, arriére donc! cette place est à moi I DON RUT DE PADILLA, regardant et écoutant aiidcment.

Quel bruit ! ah ! 1c ciel s’ouvre, il me semble! ... Flst- DON PÈDRE [ce un songe?

1 Que faire?

I ALDl'OL'BKQt'B.

] Oses tu bien, par ce hideux mensonge,

I Femme, du Tout-Puissant et de la royauté Outrager à la fois la double majesté?

> Quelle voix â ta voix jeéMtlrason témoignage?

! Qui d’un pareil hymen ^i^^nous montrer un gage?

I Un gage? Ah ! le sais-tu, qu’il est anéanti?

Viens donc, viens devant Dieu dire que j’ai menti. Don Pèdre! tu le peux ! cl c’est loi que j'appelle!

DO» PÉORE.

Non, non! c’est trop souffrir cl trembler devant Tu dis vrai, Maria t je t'ai donné ma foi! [cllel Hais, Coupable envers Dieu, coupable envers ton I [roi.

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