SIMONE, MARTHE, MADAME ALBERT
Elles sont assises. Simone et madame Aubort travaillent à de iK-tils ouvragi-a de femme. Il fait du sok-il.
MADAME AUBERT
Tu es bien, Simone?
SIMONE
Oui, maman.
MADAME AUBERT
Tu as bien chaud?
2 MARJAGK ULANC.
SIMONE
Oui, maman.
MADAME AU13EUT
Tu n'as pas froid ?
Dame, non ! puisque j'ai bien chaud.
MADAME AUBERT
Marthe, remonte-lui sa couverture. (Maniic obéu.) Là !...
SIMONE
Merci, petite sœur. Oh ! je suis bien, très bien. Depuis un mois que nous sommes à Menton, je ne me suis jamais sentie aussi bien qu'aujourd'hui... Ce ciel si doux, si bleu !..« Et la mer !... Et puis il y a de la musique dans l'air. Entends-tu, Marthe?
MARTHE
Je n'entends rien du tout.
SIMONE
C'est presque imperceptible. Mais moi, j entends. C'est Ja musique du Casino. Et celte odeur d'orangers, aenlez-
vous ?
MARTHE
Pas plus que je n'entends la musique, ma petite Simone.
SIMONE
Il faut croire que j'ai des sens plus déliés que les vôtres... C'est bien juste, après tout. Co sont mr? petites compensations.
Un silente.