ACTE IMIKMIEII
MADAME AUDERT.
Marthe, tu fatigues ta sœur avec ton bruit.
On Installe Simona dam un fauteuil d'osier, à gauche. Blarthe et madame Aubert s'assoient à droite. Jacques et le docteur refilent debout.
LE DOCTEUR, à Simone.
Ça va mieux ?
SIMONE, d'une voix très faible.
Oui.
il ADAM E AUBERT, ;\ Jacqu.s qui fait mine de se retirer.
Vous nous quittez, monsieur ?
MARTHE, coquette.
Oh! notre compagnie n'amuse pas beaucoup M. de Tièvre.
JACQUES
Je vous ferai pourtant remarquer, mademoiselle, que je n'en cherche pas d'autre.
MARTHE
Mais vous nous préférez encore la solitude. Il faut que vous en ayez la passion pour être venu ici sans y être forcé.
JACQUES
Ce n'est pas l'asile que vous choisiriez ?
MARTHE
Oh! non, par exemple!
JACQUES
Pourquoi ?
MARTHE
Parce que j'aime la vie.
JACQUES
C'est de votre âge.
MARTHE
Oh ! je ne suis pas si jeune que vous croyez. . . J'ai vingt-trois ans.
JACQUES, k part.
Qui est-ce qui le lui demande?
LE DOCTEUR, continuant une conversation commencée arec iradame Aubert.
Je vous le répète, madame, il faudrait du mouvement et de la distraction à cette grande jeune fille-là... (n désigne Marthe.) dc lougucs promcnades... des parties do tennis. . .
MADAME AUBERT
Mais, docteur, elle sort de temps en temps avec sa vieille bonne Félicie... Malheureusement, cela n'est pas possible tous les jours, car il y a beaucoup de l)esogne à la maison...
MARTHE, pour être entendue de Jacques.
Et Simone, docteur? Qui est-ce qui s'occuperait d'elle? Maman ne peut pas suffire, vous comprenez... Au reste, ne me plaignez pas trop. Il y a des devoii-s si faciles et si doux!
JACQUES, à part.
Perruche, va ! Toutes les mêmes, (n va sas coir à gauciie
près de Simone qui a repris son petit ouvrage.) Qu'CSl-CC qUC VOUS
faites là, mademoiselle ?