SCENE II SIMONE, JACQUES
JACQUES
Toute seule, mademoiselle ?
SIMONE
Maman est sortie. Marthe est, je crois, dans sjI chambre.
J A.CQUES.
Tant mieux ! Nous allons pouvoir causer tous deux, bien tranquillement.
Tant mieux? C'est gracieux pour moi, mais pas trop pour les autres. Si Marthe vous entendait...
JACQUES
Elle me pardonnerait, mademoiselle, quand elle saurait qu'aujourd'hui précisément, j ai beaucoup de choses... et des choses très graves à dire à sa petite sœur... Ah ! par exemple, c'est un peu difficile, et je ne sais par où commencer.
SIMONE
Est-ce qu'il s'agit de Marthe? Alors ce ne sera pas si dillicile que vous pensez. Parlez sans crainte, monsieur, tout mon cœur vous écoute.
JACQUES
Vous ne me parlez que de mademoiselle Marthe... Vous Taimez donc bien ?
SIMONE
Oh! oui. Elle est si belle, si bonne et si douce! Et elle a tant de mérite à garder sa bonne humeur entre une malade comme moi et une pauvre mère de douleurs comme maman ! Je sens bien cela, allez ! et je lui en suis profondément reconnaissante. Je n'ai qu'un désir, c'est qu'elle soit heureuse un jour; elle l'aura bien gagné. Ah ! oui, je l'aime.