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infidèle, si elle était jalouse, si elle était disputeuse, si elle était dépensière, si elle était paresseuse, si elle était salope, si elle était bavarde et allait raconter, chez les voisins, tout ce qui se passe dans ma maison! Et, ensuite, si je tombais malalade, si ma femme devenait infirme, si elle perdait la vue, si ellé devenait sourde et muette, si elle mourait, que deviendrait ma famille? Quand je pense à tout cela, je n’ai pas le courage de me marier.
Je crois bien. Vous pourriez encore ajouter: si le feu du ciel tombait sur ma . maison, si la mer ‘débordait au point de submerger le Greylock, si la terre s’entr’ouvrait pour engloutir ma famille !
Votre pessimisme, avec 8e8 craintes puériles, vous rend ridicule. Si le mariage était ce que vous le faites, il ne serait pas l’oeuvre de Dieu mais une abomination.
Si la femme était ce que vous la faites, elle ne serait pas la compagne de l’homme, mais un instrument de supplice.
te tete
Sans doute, le malheur peut vous frapper; nous ÿy sommes tous exposés, mariés ou non mariés. Mais il n’est qu’une possibilité dont on ne doit pas tenir compte, quand il s’agit de régler sagement sa COnduite. Quelles raisons spéciales avez-vous d’avoir peur? Est-ce que vous n’avez pas au contraire infiniment plus raison d’avoir confiance, et d'espérer dans la divine Providence? Est-ce que vous ne voyez pas autour de vous des centaines de bonnes familles ? Contre un mauvais ménage, vous en trouvez cinquante qui sont heureux. Pourquoi ne seriez-vous pas du nombre des mariages heureux? Non! vos craintes ne sont pas fondées, prenez courage, ayez confiance, et mariez-Vous. A cause de votre défaut, vous avez particulièrement besoin de quelqu’un, capable de vous encourager et de vous aider dans les difficultés de la vie. Personne ne pourra mieux vous rendre ce service que votre femme.
Les autres lâches sont ceux qui reculent
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devant le devoir, ceux qui n’ont pas le courage de faire face aux obligations que le mariage impose. Faire vivre une femme, c’est trop pour eux. Mais, mes amis, qu’allez-vous faire ? Vous suicider ?
Car rappelez-vous qu’il n’y a pas d'autre choix : ou le célibat chrétien ou le mariage. Vous dites que Vous n’avez pas le courage d'assumer les obligations du mariage; mais alors comment serez-vous fidèles aux obligations du célibat ? Ne savez-vous pas qu’il est bien plus äifficile de vivre chrétiennement dans le célibat que dans l’état de mariage ? Alors qu’allez-vous devenir ? Vous ne voulez pas être de ces monstres, qui 8e couvrent hypocritement de la robe immaculée et toute glorieuse de la virginité, et dont la conduite privée n’est qu'impureté et pourriture! Vous ne voulez pas être de ces fruits secs, qui restent attachés à l’arbre, après la maturité, et qui ne sont bons à
rien !
Vous ne voulez pas vous suicider, di-
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tes-vous? Mais ne savez-vous pas que, ne pas se marier quand c’est son devoir de le faire, c’est un espèce de suicide? Et, en effet, en recevant de Dieu la vie, vous avez reçu en même temps la mission de la transmettre; en ne remplissant pas votre mission, vous empêchez votre vie de se continuer, vous l’enlevez à l’humanité, et qu'est-ce que c’est que cela, sinon un suicide ?
D'ailleurs, les obligations du mariage ne sont pas aussi pénibles qu’on veut les faire. Ces devoirs ne sont durs que pour ceux qui ne les comprennent pas bien.
Alors corrigez votre manière de voir, prenez les choses comme elles sont réellement, et non pas comme vous vous les imaginez, et vous comprendrez que c’est toujours la vie de devoir qui est la plus facile, et la seule qui porte avec elle de douces consolations.
I1 y en a d’autres encore qui ne se marient pas, parce qu’ils veulent, comme ils
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disent, faire la vie. Ce sont les libertins.
Ils sont de deux sortes, que nous appellerons, les uns les libertins cachés, et les autres les libertins avoués. Ils sont les uns et les autres également abominables et plus redoutables que la peste; ils sont des démons d’impureté et de corruption à face humaine. Plût à Dieu qu’ils fussent tous des libertins avoués, il y aurait moins de nos jeunes filles qui deviendraient leurs victimes.
Les libertins avoués sont des hommes dégradés, qui n’ont ni foi, ni honneur ; ce sont eux qui entretiennent les maisons malfamées, et qui font vivre les prostituées qui courent nos rues. N’en parlons pas davantage.
Les libertins cachés, eux, cherchent à sauver les apparences, et sont d'autant plus dangereux qu’ils sont plus hypocrites. Ils s’attaquent surtout aux bonnes filles, et les trompent d'autant plus facilement qu’ils cachent mieux leur perver-