VIII PREFACE
• qui veut bien encoui'açer les travaux personnels des archivistes placés sous ses ordres et les autoriser à recueillir, en dehors du temps consacré aux services administratife, les éléments que les Archives offi'cut en si grande abondance pour les ouvrages historiques.
On reconnaîtra là l'esprit élevé et les vues libérales qui distinguent si particulièrement M. le comte de Laborde.
Les autographes intéressants que le lecteur trouvera plus loin en fac-similé sont tirés de la magnifique collection de M. Feuillet de Couches.
Le célèbre auteur des Causeries d'un curieux, dont r obligeance est si connue de tous les hommes de lettres, a bien voulu nous permettre d'en faire prendre copie et de les publier.
Ce ne sera pas la partie la moins curieuse des
documents inédits que renferme l'ouvrage que l'on
va lire.
ET
Au mois de décembre 1778, lors de la naissance de Madame Royale , fille de Louis XVI et de Marie- Antoinette, les joailliers de la couronne Bôhmer et Bassenge s'occupaient depuis longtemps de réunii' les plus beaux diamants qui se trouvaient dans le commerce pour en composer une parure ayant la forme d'un collier à plusieurs rangs.
Ils présentèrent par l'entremise du premier gentilhomme de service lem' joyau au roi de France. La beauté des diamants éblouit Louis XVI , qui résolut d'en faire un présent de rele vailles à la Reine ; celle-ci refusa absolumejj^t le cadeau que lui offrait le Roi, et fit cette réponse si connue : « Nous avons plus besoin d'un vaisseau que d'un bijou'. »
Bôhmer, désespéré de ce refus parce qu'il avait placé dans ce collier tout son avoir, et qu'il avait
* Correspondance secrète de la cour de Louis XVI,
même contracté des dettes pom* le terminer ' , par- « courut l'Europe entière pour tâcher de le vendre. Partout Fénormité du prix, 1,600,000 fr., empêcha la négociation de réussir. Ce fut donc à Marie- Antoinette qu'il s'adressa de nouveau, mais inutilement. Ses propositions furent rejetées.
Le malheureux joaillier recommença ses démarches auprès des cours étrangères, mais toujours en vain ; un moment il crut qu'il allait enfin vendre gon collier en Portugal, mais là encore il échoua.
Bôhmer, à bout de sollicitations, et ne sachant plus comment se défaire d'un bijou qui le ruinait, fit demander une audience à la Reine ; Marie- Antoinette le reçut ; elle avait avec elle sa jeune fille :
Voici en quels termes madame Gampan raconte cette entrevue : « Bôhmer se jette à genoux, joint les mains, pleure et s'écrie : — Madame, je suis ruiné, déshonoré, si vous n'achetez mon collier. Je ne veux pas survivre à tant de malheurs. D'ici, madame, je pars pour aller me précipiter dans la rivière. — Levez -vous, Bôhmer, lui dit la Reine avec un ton assez sévère pour le faire rentrer en luimême; je n'aime point de pareilles exclamations, et les gens honnêtes n'ont pas besoin de supplier à genoux. Je vous regretterais si vous vous donniez la mort comme un insensé auquel je prenais intérêt,
* Le financier Baudard de Saint-James, entre antres, lai avait prêté sur le collier une somme de 200,000 livres. {Mémoire justificatif pour le cardinal de Rohan.)
mais je ne serais nullement responsable de ce mal* lieur. Non-seulement je ne vous ai point commandé l'objet qui cause en ce moment votre désespoir, mais toutes les fois que vous m'avez entretenue de beaux assortiments, je vous ai dit que je n'ajouterais pas quatre diamants à ceux que je possédais. J'ai refiisé votre collier; le Roi a voulu me le donner, je l'ai refusé de même ; ne m'en parlez donc jamais. Tâchez de le diviser et de le vendre, et ne Irons noyez pas; je vous sais très-mauvais gré de vous être permis cette scène de désespoir en ma présence et devant cette enfant. Qu'il ne vous arrive jamais de choses semblables ; sortez ^ ! »
Quelques mois se passèrent sans qu'on entendît parler du joaiUier, et la Reine se flattait de l'espoir qu'il avait enfin vendu le collier, lorsque le financier Baudard de Saint -James la fit tout à coup prévenir que Bôhmer reparlait de ses diamants et les prétendait achetés par Sa Majesté.
Marie- Antoinette chargea madame Campan de prendre quelques renseignements sur cette affaire, et un dimanche, au moment où la femme de chambre de la Reine se rendait à la messe, elle aperçut le joaillier, à qui elle demanda ce que devenait le colher. Bôhmer lui répondit : « Il est vendu au Sultan, qui en a fait l'acquisition pour une favorite. »
Madame Campan s'empressa de rapporter cette
* Mémoires de madame Company chap. xji.
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nouvelle à Marie- Antoinette, qui s'écria « qu'elle ne concevait pas qu'on achetât à Paris des diamants pour le Grand Seigneur » .
On était alors en 1785, et là cour de Versailles se préparait à assister au baptême du fils du comte d'Artois, le duc d'Angoulême. Louis XVI et la Reine firent à cette occasion présent au jeune prince d'un nœud d'épaule, de boucles et d'une épéc. Ce fut Bôhmer qui fut chargé de ces diverses fournitures. En les remettant à Marie-Antoinette, il lui présenta une lettre dans laquelle se trouvaient consignées des phrases de remercîment. Cette lettre était ainsi conçue : « Madame, nous sommes au comble du bonheur d'oser penser que les derniers arrangements qui nous ont été proposés et auxquels nous nous sommes soumis avec zèle et respect, sont une nouvelle preuve de notre soumission et dévouement aux ordres de Votre Majesté, et nous avons une vraie satisfaction de penser que la plus belle parure de diamants qui existe servira à la plus belle et à la meilleure des Reines * . »
Le contrôleur général entrait chez la Reine au moment où Bôhmer lui remettait cette lettre, il ne put donc avoir de réponse immédiate.
Quant à Marie- Antoinette, elle ne comprit pas un mot à cette épître; elle fit chercher partout son joaiUier pour lui en demander l'explication, mais
* Information y déposition de Bassenge.
celui-ci avait disparu, et la Reine, ne voyant dans ce billet qu'une preuve du dérangement de son esprit, le brûla comme un papier sans importance. Cependant elle résolut de n'avoir plus aucune relation avec cet insensé. « A-t-il encore assorti quelque parure? dit-elle à madame Campan; j'en serais au désespoir, car je ne compte plus me servir de lui. Si je veux faire changer la forme de mes diamants, je me servirai de mon valet de chambre joaillier, qui n'aura pas même l'ambition de me vendre un karat * . w
Laissons maintenant la parole à madame Campan elle-même :
« Après cet entretien, je partis pour ma campagne à Crespy; mon beau-père y avait du monde à dîner tous les dimanches : Bôhmer y venait une ou deux fois pai' été. Aussitôt que j'y fus établie, il y vint. Je lui répétai fidèlement ce que la Reine m'avait chargée de lui dire ; il parut pétrifié et me demanda comment la Reine avait pu ne pas comprendi'e le sens du papier qu'il lui avait présenté.
» — Je l'ai lu moi-même, lui répondis-je, et je n'y ai rien entendu.
» — Cela ne m'étonne pas pour vous, madame, me répondit Bôhmer. Il ajouta qu'il y avait dans tout cela un mystère dont je n'avais pas la confidence, et me demanda un entretien dans lequel il
* Mémoires de madame Campan, éclaircissements historiques.
i MARIE-ANTOIINETTE
m'instruirait de ce qui s'était passé entre la Reine et lui. Je ne pus le lui promettre que pour le soir, à rhenre où les gens de Paris partiraient. Débarrassée des personnes qui exigeaient ma présence dans le salon, je descendis avec Bôhmer dans une allée du jardin. Je crois pouvoir rappeler mot à mot la conversation qui eut lieu entre cet homme et moi.
» Je fus si frappée d'efifroi dès le premier moment où je découvris Fintrigue à la fois la plus vile et la phis dangereuse, que chaque mot de cet entretien est profondément gravé dans ma mémoire...
« Étant donc seule avec Bôhmer^ je commençai ainsi :
» — Que signifie le papier que vous remîtes à Sa Majesté, dimanche, à la sortie de la chapelle?
» — La Reine ne peut l'ignorer, madame.
f> — Pardonnez-moi, elle m'a chargée de vous le demander.
n — C'est un jeu.
» — Quel jeu voulez-vous qui puisse exister pour ime chose aussi simple entre vous et la Reine? La Reine ne s'habille j^us que très-rarement , vous le savez; vous m'avez dit vous-même que la simphcité de la cour de Versailles faisait tort à votre commerce. Elle craint que vous n'inventiez de nouvelles choses, et m'a expressément ordcHiné de vous dire qu'^elle n'ajouterait jamais un diamant de vingt louis à ceux qu'elle possède.
» — Je le crois, madame, elle en a moins be-
soin que jamais'; mais qu'a- 1- elle dit sur rargent?
w — Vous êtes soldé depuis longtemps.
n — Ah! madame, vous êtes dans Terreur; on me doit une bien grosse somme.
» — Que voulez- vous dire?
n — Il faut tout vous avouer; la Reine vous a fait un mystère, elle a acheté mon grand coUier.
» — La Reine! elle vous l'a refusé, elle l'a refusé au Roi qui voidait le lui donner.
« — Eh bien, elle a changé d'idée.
» — En changeant d'idée elle en aurait fait part au Roi. Je n'ai pas vu ce collier dans les diamants de la Reine.
n — Elle devait le porter le joiu* de la Pentecôte^ J'ai été bien étonné qu'elle ne l'ait pas fait.
» — Dans quel temps la Reine vous a-t-elle annoncé qu'elle s'était décidée à l'acquisition de votre collier?
« — Elle ne m'a jamais parlé elle-même à ce sujet.
w — Qui donc a été son intermédiaire?
» — Le cardinal de Rohan.
„ — Elle ne lui a pas adressé la parole depuisilix ans! Je ne sais par quelle intrigue, mon mer Bôhnxer, mais vous êtes volé, le fait est certain.
» — La Reine fait semblant d'être mal avec Son Éminence; mais il est très-bien avec elle.
n — Que voulez-vous dire? La Reine fait semblant d'être mal avec un personnage aussi marquant à la cour! Les souverains font plutôt semblant d'être
bien ! Elle a fait semblant quatre ans de suite de ne pas vouloir acheter ni accepter votre collier. Elle l'achète et fait semblant de ne s'en point souvenir puisqu'elle ne le porte pas! Vous êtes fou, mon pauvre Bôhmer, et je vous vois entortillé dans une intrigue qui me fait frémir pour vous et m'afflige pour Sa Majesté. Lorsque je vous demandai il y a six mois ce qu'était devenu le coUier et où vous l'aviez placé, vous m'avez dit que vous l'aviez vendu à la Sultane favorite.
w — J'ai répondu comme la Reine le voulait, c'était elle qui m'avait fait ordonner par M. le cardinal de faire cette réponse.
„ — Mais enfin comment les ordres de Sa Majesté vous ont-ils été transmis?
» — Par des écrits signés de sa main , et depuis quelque temps je suis forcé de les faire voir aux gens qui m'ont prêté de l'argent pour parvenir à les calmer.
» — Vous n'en avez donc jamais reçu?
« — Pardonnez-moi; j'ai touché en livrant le collier une somme de 30,000 francs en billets de la came d'escompte, que Sa Majesté m'a fait donner par M. }e cardinal; et vous pouvez être bien sûre qu'il voit Sa Majesté en particulier; car il m'a dit en me remettant cette somme, qu'elle l'avait prise en sa présence dans un portefeuille placé dans le secrétaire de porcelaine de Sèvres qui est dans son petit boudoir.
„ — Tout cela ce sont des mensonges, et vous êtes bien coupable, ayant prêté serment de fidélité au Roi et à la Reine, par les charges que vous possédez auprès de leurs personnes , de traiter à Tinsu du Roi pour la Reine, lorsqu'il s'agit d'un objet aussi important , et avec elle sans avoir reçu directement ses ordres ' . n
Bôhmer, en sortant de chez madame Campan , se rendit immédiatement à Trianon, et demanda une audience à la Reine; il ne put l'obtenir : Marie- Antoinette était excédée des réclamations constantes de son joaillier; elle ne comprenait pas ce qu'il voulait d'elle et voyait dans toutes ses démarches la preuve d'un commencement d'aliénation mentale : « Il est fou, disait-elle, je n'ai rien à lui dire, et je ne veux pas le voir. >»
Quelques jours après, madame Campan revint prendre son service à Versailles , et raconta à Marie- Antoinette la conversation qu'elle avait eue avec Bôhmer. L'indignation de la Reine fut à son comble et sa surprise immense quand elle apprit la part que son grand aumônier, le cardinal de Rohan, avait prise à cette affaire.
Cependant elle voulut prendre conseil avant d'agir; ce fut au baron de Breteuil et à l'abbé de Vermond qu'elle s'adressa.
Ce n'était pas d'ailleurs la première fois qu'on
* Mémoires de madame Campan, éclaircissements historiques.
abusait de son nom pour commettre une escroquerie; huit ans auparavant, une dame Cahouet de Villers, avait volé au fermier général Déranger une somme de 200,000 jfrancs en se servant de la signature de Marie- Antoinette.
Le baron de Breteuil et l'abbé de Vermond étaient ennemis jurés du cardinal de Rohan, et la communication que leur fit la Reine ne put que leur causer une grande satisfaction. Sans s'arrêter au scandale, sans songer ati nom , au rang du personnage incriminé, sans redouter Teffet qu'allait produire sur le public une affaire où se trouvait compromis le nom de la Reine, ils conclurent à l'arrestation et à la mise en jugement du cardinal, fls désiraient sa chute, et ne virent dans l'affaire que Marie- Antoinette soumettait à leurs lumières qu'une occasion de se venger; ils la saisirent.
Quant à la Reine, blessée dans tous ses sentiments les plus intimes, elle voulait également que la justice ént son cours vis-à-vis de M. de Rohan : « Il faut, s'écriait- elle, que les vices hideux soient démasqués; quand la pourpre romaine et le titre de prince ne cachent qu'un besoigneux et qu'un escroc qui ose compromettre l'épouse de son souverain, il faut que la France entière et que l'Europe le sachent. »
« Le 15 août, raconte madame Campan, le cardinal, étant déjà revêtu de ses habits pontificaux, fut appelé à midi dans le cabinet du Roi, où se trouvait la Reine. Le Roi lui dit ;
ET LE PROCÈS DU COLLIER. li
j> — Vous avez acheté des diamants à Bohmer?
» — Oui, Sire.
» — Qu'eu avez-vous fait?
» — Je d'oyais qu'ils avaient été remis à la Reine.
» — Qui vous avait chargé de cette commission?
» — Une dame appelée madame la comtesse de Lamotte- Valois , qui m'avait présenté une lettre de la Reine y et j'ai cru faire ma cour à Sa Majesté en me chargeant de cette conunission.
n Alors la Reine l'interrompit et lui dit :
» — Comment , monsieur, avez-vous pu croire , vous à qui je n'ai pas adressé la parole depuis huit ans, que je vous choisissais pour conduire cette négociation et par l'entremise d'une pareille femme?
» — Je vois bien, répondit le cardinal, que j'ai été cruellement trompé ' ; je payerai le collier. L'envie que j'avais de plaire à Votre Majesté m'a fasciné les yeux; je n'ai vu nulle supercherie , et j'en suis fâché.
» Alors il sortit de sa poche un portefeuille dans lequel était la lettre de la Reine à madame de La»
* C'est à ce moment que , selon l'abbé Georgel (Mémoires, t. Il), et selon M. L. Lacour (Mémoires du comte de Lamotte, préface), le cardinal jeta sur la Reine un regard crindignation et de mépris.
L'abbé Georgel attribue ce mouvement du cardinal à la persuasion où il était d'avoir traité pour la Reine avec les joailliers , et à sa confiance dans la correspondance que madame de Lamotte entretenait avec lui sous le nom de Marie- Antoinette.
i% MA RIE- ANTOINETTE
motte, pour lui donner cette commission. Le Roi la prit, et la montrant au cardinal, lui dit :
" — Ce n'est ni l'écriture de la Reine ni sa signature ; comment un prince de la maison de Rohan et un grand aumônier de France a-t-il pu croire que la Reine signait Marie^Antoinette de France? Personne n'ignore que les reines ne signent que leur nom de baptême. Mais, monsieur, continua le Roi en lui présentant une copie de sa lettre à Bôhmer, avez-vous écrit une lettre pareille à celle-ci?
« Le cardinal, après l'avoir parcourue des yeux :
w — Je ne me souviens pas, dit-il, de l'avoir écrite.
„ — Et si l'on vous montrait l'original signé de vous?
„ — Si la lettre est signée de moi, elle est vraie.
w — Expliquez-moi donc , continua le Roi , toute cette énigme ; je ne veux pas vous trouver coupable, je désire votre justification. Expliquez-moi ce que signifient toutes ces démarches auprès de Bôhmer, ces assurances et ces billets?
» Le cardinal pâlissait alors à vue d'œil, et s'appuyaut contre la table :
y — Sire, je suis trop troublé pour répondre à Votre Majesté d'une manière
w — Remettez-vous , monsieur le cardinal , et passez dans mon cabinet , vous y trouverez du papier, des plumes et de l'encre; écrivez ce que vous avez à me dire.
» Le cardinal passa dans le cabinet du Roi, et revint un quart d'heure après avec un écrit aussi peu clair que l'avaient été ses réponses verbales ; le Roi dit alors :
» — Retirez-vous, monsieur.
» Le cardinal sortit de la chambre du Roi avec le baron de Breteuil, qui le fit arrêter par un souslieutenant des gardes du corps, avec ordre de le mener jusqu'à son appartement ; M. d'Agoult, aidemajor des gardes du corps, s'en empara ensuite et le conduisit à son hôtel et de là à la Bastille. Mais pendant que le cardinal n'avait avec lui que le jeune sous-lieutenaut des gardes, fort troublé lui-même d'avoir à exécuter un pareil ordre , Son Éminence rencontra son heiduque à la porte du salon d'Hercule ; il lui parla en allemand, puis demanda au souslieutenant s'il pouvait lui prêter un crayon. L'officier lui donna celui qu'il portait sur lui, et le cardinal écrivit à M. l'abbé Georgel, son grand vicaire et son ami, de brûler à l'instant même toute la correspondance de madame de Lamotte et en général toutes ses lettres. Cette commission fut exécutée avant que M. de Crosne, lieutenant de pohce, eût reçu de M. le baron de Breteuil l'ordre de mettre sous les scellés les papiers du cardinal ' . »
M. de Rohan fut écroué le même joiu* à la Bastille; trois jours après, madame de Lamotte était
* Mémoires de madame Campan, chap. xu.