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qu'on voyait mettre en joue le cardinal de Montmorency-Laval, aperçu à une fenêtre, le roi, qui n'avait pas eu peu de peine à délivrer, par un ordre énergique, le marquis de Duras entraîné, et la reine, qui avait dû s'élancer à mi-corps hors de la portière pour sauver le sieur Gougenot, maître d'hôtel, à demi étranglé, se résignèrent, et, après deux heures d'humiliante attente, donnèrent, en frémissant, le contreordre inévitable. On rentra tristement au château, où des perquisi-. lions insolentes troublèrent encore le repos de ces souverains emprisonnés dans leur palais'. Le Dauphin, revenu avec son précepteur dans son appartement, prit VAmi des enfants de Berquin, pour se distraire, et ne put s'empêcher de remarquer naïvement la coïncidence qui lui fit lire sur la première page ouverte : Le Petit Prison-
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C'est sans doute le lendemain que Madame EHsabeth répondit à une de ses femmes qui lui disait : « iMadame, je regarde notre bon maître qui se promène. » — « Notre maître ! oh ! pour notre malheur, il ne l'est plus ^ ! »
Tandis que le roi se plaignait à l'Assemblée de cette violation du plus élémentaire de ses droits, et n'en obtenait que l'hommage de stériles regrets, Marie-Antoinette écrivait à son frère, le 20 avril 1791 :
... Le roi et moi avons été l'objet do nouvelles violences de la part de la populace, dans la journée d'avant-hier. Nous étions montés en voiture avec nos enfants, pour nous rendre à Saint-Cloud, quand une foule furieuse est accourue et nous a empochés, avec des vociférations, de sortir des Tuileries. Le maire de Paris et La Fayette n'ont jamais pu parvenir à dissiper l'attroupement. Nous sommes restés près de deux heures ainsi, ne pouvant ni avancer ni rétrograder. Tout ce qu'on nous a dit d'insultes et de grossièretés pondant ce temps-là est inimaginable. l\ a bien fallu,
1. Mémoires de IVeber, p. 310 311 — (te madame Campan, p. 28G; — de Bue, p. 211, 215. — Recueil Feuillet de Concnes, i. II, p. 584 lettre de Madame Elisabeth à M"»« de Raigecourt,