‹ Marie-Antoinette et sa familleChapitre 127 sur 142 · Btcuiil FitiilM de ConcAn, t. Il, p. 302 et · texte numérisé non relu

Btcuiil FitiilM de ConcAn, t. Il, p. 302 et

3. Rwued t'euHUt lit Conchn, p. 3Î0, 327, 303, il4, ilS, 433, 4!0, 438, 440. — Rmnud d'Hunolilim. p. 3U4, Ï70, 370.

qui fait souhaiter au comte de la Marck de voir le roi abandonner à la reine un pouvoir que, seule, elle est capable de réhabiliter et de

sauver ^

Ce système, auquel Louis XVI s'était rallié en termes touchants *, auquel Léopold avait adhéré', peut se concilier, on vient de le voir, avec les sentiments patriotiques que Marie- Antoinette ne cessa jamais de professer, pas plus que la fière mais française Elisabeth, et dont nous allons fournir d'autres preuves décisives. C'est môme ce côté patriotique et national d'un plan qui faisait en quelque sorte la Restauration, par l'unique force morale de la protestation du pays, secondée par la protection désintéressée des puissances alliées ou amies, qui le fit échouer, chaque parti extrême ayant préféré courir aveuglément les chances de la violence. Cette violence, elle n'en eût pas voulu, même au prix du salut, la reine qui écrivait en 1791 à M"** de Polignac, moins modérée :

« Non, non, mon amie, la guerre civile est une horreur, la guerre étrangère une infamie, il faut subir ce que Dieu envoie *. »

M"* Campan et M. Hue citent plusieurs traits qui ne permettent pas de doute et qui répondent éloquemment à la plus pernicieuse et à la plus opiniâtre des calomnies dont Marie-Antoinette fut la victime.

M"* Campan s'écrie, avec un accent de vérité qui pénètre :

Non-seulement Marie-Antoinette aimait la Franco, mais peu de femmes eurent plus qu'elle ce sentiment rie fierté que doit inspirer la valeur des Français. J'aurais pu en recueillir un grand nombre de preuves: je puis du moins citer deux traits qui peignent le plus noble enthousiasme national. La reine me racontait qu'à l'époque du couronne-

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