‹ Marie-Antoinette et sa familleChapitre 126 sur 142 · Recueil FeuilUt de Conches, t. II, p · texte numérisé non relu

Recueil FeuilUt de Conches, t. II, p

in MARIE-AX TOI NETTE

Le roi a loul fait pour cvilor la piierre civile, et il est encore bioo persuadé (jue la

iieiTo civile ne p«ul rien réparer, ot qu'elle doit aciiever de tout délniirr.

S'il survient une oppofiilioD dos puissances, si le langage des puissances eei rai-

^«onnable, si leurs [oj'ces l'ounios sont imposantes, et s'il n'y a jKjiitt de guerre civile.

Ion ose assurer qu'il se fera duns loulw tes villes unu révolution générale, el que 1p

r retour à l'ordre n'éprouvera point de tlifficulUf.

Voilà ce que (ta gwrre civile) le roi doit épargner à son |>euple, au risque de m \ pouronne et de sa vie.

Le foi ne veut ni la guerre civile seule, ni la -guerre civile avec la gwm étrangère.

C'est la déclaration des puissances unies qui peut rendre au roi aon rang i-l son pouvoir, ol c'est le roi, soutenu par le concours des puissances unies, qui doit naûn ■ 'A la Franco l'ordre et la paix...

Le Mémoire prévoit tout. Il limite le droit de la guerre, si elle devient inévitable, à des mesures de police et de répression, exceptant formellement tous les citoyens inoffensifs, et, pour les coupal>les, prévoyant leur fuite pour se dispenser de prévoir le chiltinient ou le kjiardon. Toute idée de tyrannie étrangère, de conquête matérielle, lest écartée de cette belle utopie, où les puissances étrangères jouent le rôle désintéressé d'une sorte de maréchaussée contre-révolutionnaire, et où Marie- Antoinette rêve de devoir à la nation honnête encouragée par la protection des puissances, et assurée de revenir impunément à son roi, un salut sans regret et un pouvoir sans remords ' .

Ces idées libérales, généreuses el prévoyantes, dont nous avons trouvé la première trace dans la lettre h. JI. de Mercy, du 3 février 1791, se renouvellent, se confirment, se justifient, à chaque page de la Correspondance de cette année militante, et parfois avec une fierté et une émotion éloquentes ' . On comprend l'admiration enthousiaste

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