‹ Marie-Antoinette et sa familleChapitre 5 sur 142 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

(( Tai été téméraire et malheureux dans le regard jeté sur Tintérieur de la jeune reine. Rien n'autorise à lui imputer un tort de conduite dans ses devoirs d'épouse, de mère, d'amie. »

Nous n'avons donc pas à nous défendre d'une admiration et d'une pitié que nous pourrions placer sous de si illustres auspices.

Nos améliorations ont surtout porté sur Fillustration. Elle a été combinée de façon à ne pas laisser une page du drame sans son commentaire pittoresque. Pas une figure qui n'y ait son portrait, pas une scène qui n'y ait son tableau, toujours copiés sur des modèles authentiques ou inspirés par eux. Nous nous bornerons à faire remarquer sur ce point au lecteur qu'il trouvera dans notre livre reproduits pour la première fois les portraits de Marie-Thérèse et de Marie-Antoinette, d'après les médaillons de Nini, dont M. le baron de Girardot a bien voulu nous communiquer des photographies ; et le célèbre portrait de la reine peint par Werthmûller en 1784, qui fut envoyé en présent au roi de Suède Gustave III, dont les successeurs le conservent encore dans leur château de Gripsolm. Quant au fac-similé de la fameuse lettre de Marie-Antoinette au baron de Flaschlanden sur Mirabeau, emprunté au cabinet de M. Feuillet de Couches, son authenticité est irrécusable et reconnue en termes formels par un écrivain qui n'a pas épargné ses critiques et ses doutes à d'autres parties, encore controversées, des recueils français de la correspondance de Marie-Antoinette. Nous n'insisterons pas sur ces détails. Le public trouvera à chaque page de notre livre la preuve que nous l'avons traité, par notre recherche des documents les plus curieux et les plus nouveaux, et notre probité dans leur mise en œuvre, avec le respect qu'il mérite.

Maisons, le 20 octobre 1878.

M. DE Lescure.

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