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Marie

l.e lieu ou M»iit placées les douze ichlles ou élégies fjui rloiun^nt leui' nom a er liMeue se reeommaufle ni par 1 «Vlat ries costumes, d'ordinaire si riches eu Bietajiue . n\ par le dialecte

pur de SCS hahitanls. Iâi paitic méridionale du paNs est iiièiue lort aride et sèche; ee ne sont que des liruNèies et des landes, quelques ifs épai's le ion" des fossés, ou de i»TOSses pierres blanches lourdement couchées sur le sol. Vers le nord la campaçine devient mou- \ante et pleine de \ie. La rivière de l'Ellé a cette l)eautè un peu triste qui plait tant sous notre climat : rien n'est frais comme les eaux de Castell-linn ; et du petit villaiic de StaujLier-haro, ou de la moutajifne opposée, rien nest vert et sauvage comme la vallée du Scorf,

Au jnilieu des incertitudes de nos temps, incertitudes ciuelles, et ceju'ndaid chères a

l<i |)t*n>et' CM ce ([iM'Ilcs (•<Mi>tatt'iit ><H! iudt'pcudaiicc, la iiatiiix'ol liir*s\ Jltllt*^e Inujuuis visible et ^i^allte(»ù I On aime a se leposer. Iâi, toutes in>s taeultés peuvent se développe r a l'aise et s appliquer . notre intellii^euee eoneexoii-. notre e<eur aimer. n(»tre imagination librement deplo\er ses ailes.

Bien [jeu de iiens ont des idées exactes sur la Bretaii:ne. Pour apprécier les peuples simples, il faut avoir été élevé parmi eux , de boinie lieure avoir parlé leui' laniîue , s être assis a leur table : alors se découvrent leur poésie Ultime et cacbée, et la îi:ràce native de leurs m(rur>.

Les campa^^iies civilisées qui euviromient Paris sont trop connues : ici, ni religion, m arts, ni costumes, ni langue; ils n'ont plu^ l'ignorance qui retient dans le bien ; la science qui vous V ramène, ils ne l'ont pas encore. U science est belle pour les peuples comme pour les individus, mais lorsque le cercle est entièrement parcouru , et qu'on revient , perfectionné, à son point de départ.

Rien ne trouble ta pai\', 6 doux Létà! le monrle En vain s'asite et pousse une plainte profonde. Tu n'as pas entendu ce Ions aéniissenient, l'^t ton eau vers la nier coule aussi mollement :

Sur l'herl)p de tes prés les joyeuses cavales Luttent chaciue matin, et ces belles rivales Toujours d'un bord à l'autre appellent leurs époux , Qui plongent dans tes flots, bennissants et jaloux : Il m'en souvient ici, connue en cette soirée Où de bœufs , de clievaux notre barque entourée , Sous leurs pieds s'abimait , quand nous, liardis marins , ^ous iia,2;names le bord, suspendus à leurs crins. Excitant par nos voix et suivant à la nage (le trou|)eau (jui montait péle-méle au rivai^e. .rirai , j'irai revoir les saules du T>éta, Va tes bois , o Ké-blin ! et ceux de T.o'-Tbéà , Seuls déserts oubliés, seuls coins de cette terre Où l'on peut vivre encore et mourir solitaire! -

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Aujourdliui que tout cdur t^st ti'istf . et que clunuii Doit gémir sur lui-nièuie et sur le mal conimuu: Que le monde, épuisé par une ardente fièvre. N'a plus un souflle pur pour rafraîchir sa lèvre; Qu'après un si long temps de périls el d'efforts. Dans l'ardeur du combat succombent les plus forts; Que d'autres, haletants, rendus de lassitude. .Sont i)rèts a défaillir, alors la solitude Vers son riant lointain nous attire, et nos voi\ Se prennent a clianter l'eau les Meurs et les bois; Alors c'est un bonheur, quand tout meurt ou clianceik De se mêler a lame immense, universelle; D'oublier ce qui fuit, les peuples et les jours. Pour vivre avec Dieu seul , et partout et toujours. Ainsi, lorsque la flamme au milieu d'une ville - Eclate, et qu'il n'est plus contre elle un sih' asile.

IJoinnies, fVnimes. charges tie leurs petits enfotits Se sauvent denii-iuis, et eoueiies dans les Hiauips. Ils reuardeut de loin, dans un morne silenee. L'incendie en fureur qui inuy;it et s'élance : Cependant la natiu'e est calme, dans les cieux Clha(|ue étoile poursuit son cours mystérieux : rsul anneau n'est brisé dans la chaîne inlinie. V:X l'univers entier roule avec iiarmonie.

Immuable nature, apparais aujourd'hui!

Que chacun dans ton sein dépose son ennui! 'J'àche de nous séduire à tes beautés suprêmes , Car nous sommes bien las du monde et de nous-mêmes Si tu veux dévoiler ton front jeune et divin, Peut-être, heureux vieillards, nous sourirons enlin'

(ieiie {)our (jui jei-ris avec amour ce livre Ne le lira jamais; (|iiaiul le soir la délivre Des loncs travaux du jour, des soins de la maison C'est assez à son fils de dire une chanson; n'ailleurs. en parcourant chaque feuille lésere. Ses yeux n'y trouveraient (|u"une lanuue étrangère Klle (jui n'a rien vuque ses champs, ses taillis, Et parle seulement la langue du pavs.

rourlant je veux poursuivre : et queicjue cuni peut-être Ilesté dans nos forêts, et venant a connaître Ce livre où son beau temps tout joyeux renaîtra. Dans une tête, un jour, en dansant, lui dira Cette histoire (ju'ici j'ai commence décrire. Kt (ju'en son iunoraiice elle ne doit pas lire;

Vn sourire incrédule, un regard curieux, A ce récit naïf passeront dans ses yeux ■ Puis, de nouveau mêlée à la foule qui gronde Tout entière au plaisir elle suivra la ronde

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