DEUXIEME STATUAIRE
Apollon , j eune dieu qui sais lancer les traits Et suis ta sœur Diane à travers les forets , Intrépide coureur à la taille élancée , Chantre à la lyre d'or, ô dieu de la pensée, Du bloc qui ie retient sors léger, triomphant , Ta chlaniyde flottante abandonnée au vent! Sur ton front , dans tes yeux , que la Grèce ravie Admire, en fadorant, le mouvement, la vie! O dieu jeune , dieu libre , ô dieu plein de beauté,
3Ioutre-nous comme on marche avec grâce et fierté'
* Ces vers et quelques autres qui prennent ici leur vraie place avaient été retranchés de la dernière édition de Marie.
LÉ&LiSE byza>:ti>e.
De runion des temps religieux symbole , Salut , art opulent , ô bel art byzantin , Où l'Europe et l'Asie ont mêle leur parole Dans un accord libre et divin!
L'Esprit s'était enfui des temples de l'Attique , Pour son âge nouveau leur voûte manquait d'air ; Et voici qu'attristé du sombre arceau gothique , Il cherche un autre asile aussi calme et plus clair , A lui-même plus harmonique.
Tu pourras l'accueillir, art humain et sacré , Avec toi l'âme monte à Dieu sans s'y confondre : Salut , docte formule , ô modèle épuré , Où des temps opposés les lois viennent se fondre !
Toscane.