IJ>JE JKUNE FILLE
Laissez-nous , laissez-nous poursuivre notre route , Jeunes gens! Nous allons où vous allez sans doute hit ces bouquets de mil au bord de vos ebapeaux Disent assez pourquoi vous vous faites si beaux.
IL\ JKI \K KOM^lE.
Eh bien! tout en causant, Gaït , si bon vous semble, Jusqu'à Saint-Matelinn nous marcherons ensemble . Et de même en causant nous reviendrons ce soir.^ Mes yeux sont réjouis, Gaït , de vous revoir.
l NE jki'm: fill'e.
INon , suivez votre route et nous suivrons la notre D'un côté les iiarcons et les filles de l'autre.
Vous nous retrouverez aux nia relies de la eroix Et nos iialants alors nous donneront des noix.
Aux environs de Seaer. ainsi , dans une lande. D'amoureux pèlerins devisait une bande ; C'étaient Bertliel . Jérôme , enfant modeste et fin . Qui , lorsqu'il sert la me^se, a Tair d'un Séraphin Anna des bois du Lorli était aussi du nombre. Rt Lo'ic qui la suit partout comme son ombre. Moi-même à ce Pardon j'allais vêtu comme eux. Pourtant à mon costume il manquait les cheveux , Si bien qu'en traversant c^tte lande embaumée : Quel est donc celui-ci qui revient de l'armée.^ Disaient tout bas les sens ; c'est le fils du Penn-her. Ou celui qui partit pour Konaii . l'autre hiver?
Kh ! non ! cVst le jeune honiine arrivé de la ville. Dans la lanjiue bretonne on dit qu'il est habile : Honjour,Monsieur ! et Dieu vous garde du chagrin ! \ ous ne méprisez pas ceux qui sèment le grain » — D'autresd'un air joyeux reprenaient : ^ Queliesonniie. Pourtravailler aux champs, demandez-vous, jeune homme?
Xous avancions toujours, et par tous les sentiers Ce n'étaient que chapeaux , coiffes et tabliers \llant vers le Pardon ; sur la bruyère verte , Des vapeurs du matin encor toute couverte , Le soleil par moments dardait ses grands rayons Et mon ame volait en exaltations.
Si notre sort commun , ô Breiz! veut le permettre. Sais-tu la haute place on , moi , je veux le mettre?
-0 Sî) C-;
HeU.'pn.iviVHxiiedHotnhre.les f;,il!is.
•'^ sens quil est l.i.ndo.u dt^ (K.rjer ch. ,,.-,vs, 'Vn dois savoir p^-ler : I)„ moins que m.x des vill. Ne iiiëient jk.s mon nom u leurs inlno„es viles: •''ai vu leur Jiel haineux, leur sourire moquem-, t-:t loin d-eux J-ai place mon es|,rit et mon cr-ur!
Knfin . on distin-uait , après plus dune lieue. Les murs de la chapelle et sa toiture bleue . Kt même avec Todeur qui sort du cidre dr>ux Tous les bruits du Pardon arrivaient jusqu'à nous, Uiiand le désir nous prit d'aller a la fontiiine , Croyant y retrouver \nne et sa sœur Hélène. ^ne^ieille était la. seule, a laver ses pots. UM'elle emplissait d eau sainte et vendait aux dévots:
Klle s'en vint n nous disant ses patenôtres, Kt de mes elieveux courts dupe comme les autres Cette vieille ajouta : - Je le vois dans vos yeux , Vous revenez de F'rance avec un cœur joyeux. Avez-vous retrouvé chez lui votre vieux père? Celle qui vous aimait, vous aime encor, j'espère Désormais au pays vous passerez vos jours . Kt vous épouserez, jeune honnne, vos amours. »
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