‹ MarieChapitre 80 sur 84 · L'ÉLOGE DE .\A\TES · texte numérisé non relu

L'ÉLOGE DE .\A\TES

A bculav-Paty.

Tes fils ont accueilli la mère du poëte,

O >'antes! dans tes murs j'acquitterai ma dette ;

De mes jours c'est un doux emploi : L'aimer, puis chanter ceux qui l'aiment comme moi.

Nantes n'a plus au front ses parures ducales, Mais toujours on la nomme une reine des eaux La Loire avec amour baigne ses larges cales Et jusqu'à l'Océan soulève ses vaisseaux.

Lorsque les blancs sauniers, par les jours de marée, Amènent dans son port le sel de leurs palus. Elle écoute en rêvant cette langue sacrée, La langue des aïeux qu'elle ne parle plus.

Puis elle se souvient de Félix, son apôtre, Laborieux édile et pontife inspiré,

B 283 m D'une main répandant l'Évangile , et de l'autre

Creusant l'imnieuse fosse ou le fleuve est entré.

O temple de Félix, opulentes murailles, Les rsormands t'ont brûlé , religieux manoir. Sanctuaire incrusté de l'etain de Cornouailles Si luisant que la lune en faisait son miroir !

Mais grâce, grâce enfin pour ces hordes nomades! Quelles destructions peuvent nous effrayer, Dans ce siècle vanté, nous témoins des noyades, Ces hymens de la mort célébrés par Carrier ! —

De la vague et du feu cité victorieuse,

Suis tes riches destins! Les travailleurs sont rois.

A rinde qui t'appelle obéis, voyageuse!

Mais orne ton vaisseau du Mercure gaulois.

Ce père du Coiiunerce inventa l'Harmonie, Partout à la pensée ouvrant un libre essor ; Médite l'attribut de son double génie : De la bouche du dieu sortaient deux chaînes d'or.

Tes fils ont accueilli la mère du poète,

O Nantes! dans tes murs j'acquitterai ma dette;

De mes jours c'est un doux emploi :

L'aimer, puis dianter ceux qui l'aiment comme moi.

LE CATlCHISME.

LA PAVSA>>E.

Vos hal)its sont poudreux, votre front est noirci , Ancien clerc d'Arzannô, d'où venez-vous ainsi ?

LE ^OYACEUE.

D'un pays lointain, jeune femme.

Ou Tetude attirait mon àme.

LA PAYSAIS^E.

Et qu'apprend-on si loin ? - Mais la cloche a sonné, Entrons au catéchisme avec mon fils aine.

LE YOYAGELK.

A douze ans, nature soumise, J'avais ma place en cette éslise !

LA PAVSA^^E.

Chut! on dit le Credo, symbole fort et doux : Plus que tous ces enfants, ami, que savez-vous

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