Cit. par saint Thomas (ut p. qu. xxx. art. 4, ad
ter, parce qu’aucun commentaire n’ajouterait à leur force et à leur limpidité. Et à travers ce témoignage solennel d’humilité et d’obéissance, il n’est pas difficile d’entrevoir le coeur de Marie tout rempli d'une ardente charité que personne n'a jamais atteinte .Marie ne put croire tout d’abord, par humilité, qu’elle était cette vierge prédite par les prophètes. Maintenant que l’Ange s’est expliqué, elle ne doute plus que son Fils est le Fils de Dieu, le Messie promis. Et bien que le mystère de la Rédemption du genre humain ne brillàt pas encore devant Marie d’une pleine lumière, dans tout le détail de ses diverses circonstances, cependant, du moins d’une façon confuse grâce à la science des Saintes Ecritures, elle entrevoyait pour le Fils qui allait naitre d’elle de grandes souffrances et de grandes humiliations, auxquelles elle serait elle-même associée. Mais si elle voyait ses douleurs futures, elle apercevait aussi les honneurs qui lui étaient réservés. Il est même à supposer qu’elle savait déjà en ce moment ce que peu de jours après elle dirait à Elisabeth, que toutes les générations l’appelleraient « bienheureuse ». Mais, en ce moment-là ses pensées ne s’arrêtèrent pas sur ces visions; si elles traversèrent son esprit, ce fut un passage rapide qui ne laissa pas de traces dans les paroles de la Vierge. Toute l’activité de sa vie était concentrée sur Dieu qui allait venir au monde afin de le sauver. Dieu seul faisait battre fortement son cœur, Dieu et le salut du monde. Quant à elle-même elle
n'y, pensait pas. Habituge, à s'oublier toujours, elle;
s’oublia même en. cette heure suprême, et dans, un,
élan, d'amour, dont nons;, ne, pouyons; même,.de..
loin entrevoir l’infinie grandeur, elle dit la formule; qui devait être la, préface du traité de paix entre le;
ciel.et la, terre : «:Voici. la; servante, du Seigneur;
qu'il me, soit fait, selon, votre parole; p.; Ces; paroles; sont marquées, au. coin, d’un amour pour, nous que. surpasse | seul l'amour de. Dieu -pour l'humanité, , mais qu'aucun. autre n ‘égale. Nous renonçons à le: décrire pour ne ‘pas tenter. l'impossible. L'idée, de
cet amour, laisse, l'impression qu'on'; éprouve, en,
présence d’un,abîme. Pour.peu, qu'on le considère, ; on,comprend. bien vite que devant, la, charité. de‘;
Marie, donnant à à l’Ange son consentement, .on,se: |
trouve sur Je seuil delanani io sel