Et dixit Zacharias ad Angelum : Unde hoc sciam ? ego
enim sum senex, et uxor mea processit in diebus suis. (Luc 1, 10).
dat esse faciendum ; quod quomodo fieri possit inquirit (1). »
Ilest certain que la foi de Marie a été parfaite, la preuve en est dans les paroles qu’Elisabeth lui adresse : « Beala qua credisti, quoniam perficientur ea quie dicla sunt libi a Domino. — Bienheureuse, êtes-vous parce que vous avez cru, c’est pourquoi s’accompliront en vous les choses annoncées par le Seigneur. » (Luc. c. 1, 45.) Saint Thomas appelle cette saveur de doute dont semblent imprégnées à première vue les paroles de Marie, non pas « incrédulilé », mais « étonnement » : c’est pourquoi l’Ange lui donne la preuve de son affirmation, non pour chasser son défaut de foi, mais simplement pour dissiper son étonnement :
« Talis dubitatio magis est admirationis, quam incredulilalis : el ideo probationem Angelus inducit, non ad auferendam infidelilalem sed magis ad removendam ejus admiralionem (nr p., q. xxx. article 4 ad. 2). »
Son étonnement ainsi disparu, Marie donne son consentement à la requéte de l’ange, et le donne en des termes qui ont fait et font encore l’admiration des siècles : « Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole ! » Ces mots sont par eux-mêmes le plus éloquent et le plus impressionnant éloge de l'humilité de Marie ainsi que de sa promptitude à servir Dieu. Inutile de les commen-