Allusion à l’opuscule De Nativitale S, Maria
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demandant pourquoi des actes de Marie, ne fut point composé unlivre, comme des actes de saint Paul, je ne trouve point d’autre réponse que celleci: il a plu à l’Esprit-Saint qu'il en fut ainsi, et les évangélistes se sont tus par inspiration de la Providence ; parce que, comme il est dit dans les Psaumes, la beauté de la Vierge est toute intérieure et il est plus facile de l’imaginer que de la décrire : d’ailleurs, pour raconter toute son histoire, ces paroles suffisent: De quanatus est Jesus, d'elle naquit Jésus. Que désirer de plus, que chercher davantage? Il suffit qu'elle soit la mère de Dieu. Je te demande: quelle beauté, quelle vertu, quelle perfection. quelle grâce, quelle gloire, pouvaient manquer à la Mère de Dieu? Donne libre cours à tes pensées, à tes imaginations, les plus hardies: figure-toi une Vierge très pure, très prudente, très belle, très dévote, très humble, très douce, pleine de toutes les grâces, jouissant de toute sainteté, ornée de toutes les vertus, comblée de toutes les grâces, très agréable à Dieu; agrandis autant que tu peux, la figure imposante de cette Vierge : Marie est encore plus grande, plus excellente, elle est supérieure à tout ce que tu peux imaginer de plus splendide » (x).
1. « Cogitanti mihi, ac diu hæsitanti, quid cause est, quod cum Evangeliste de Joanne Baptista, et aliis apostolis tam longum facere tractatum, de Virgine Maria, qua vita et dignitate omnes antecedit, ita summatim percurrant historiam ; cur, inquam, non traditum est memorie, quomodo concepta, quomodo nata, quomodo nutrita, quibus moribus decorata, quibus virtutibus ornata, quid cum Filio in humanis egerit,
Il en est précisément ainsi: la divine maternité de Marie est la raison de toute son élévation.
Parce qu’elle est Mère de Dieu, Marie est immensément supérieure à toutes les autres créatures, elle occupe une place singulière dans la hiérarchie des êtres, elle est unie à Dieu par les liens les plus étroits et forme en un sens très vrai le complément
quomodo cum illo conversata sit, quomodo post ejus ascensionem cum apostolis vixerit : magna erant hæc et memoraiu digna, et que cum summa devotione a fidelibus legerentur a populis amplecterentur. 0 inquam, o Evangelistæ, quare nos tanto gaudio vestro silentio privastis ? Cur haec tam leta, tam desiderata, tam jucunda conticuistis. Quis enim dubitat, quin in ejus nativitate et pueritia mira multa contingerint, et puella hæc in teneris annis stupendum sæculis virtutum omnium monumentum extiterit. De his tamen omnibus nihil in canonicis libris expressum legimus, præter libellum quemdam apocryphum, quem beatus Hieronymus ex hebre transtulit, cujus, ut idem asserit dubia fides est. Hæc, inquam, mihi hæsitanti, cur de actibus Virginis sicut de actibus Pauli non est compositus liber, nihil aliud occurrit (accusare enim Evangelistas negligentiæ, sicut impium, ita et temerarium judico) quam ita placuisse Spiritui Sancto ejusque providentia Evangelistas siluisse propterea quia Virginis gloria, sicut in psalmis legitur, omnis intus erat, et magis cogitari poterat, quam describi : sufficitque adejus plenam historiam, quod scriptum est in themate : quia de illa natus est Jesus. Quid amplius quæris ? Quid ultra requiris in Virgine ? Sufficit tibi quod Mater Dei est. Quænam, obsecro, pulcritudo, quænam virtus, que perfectio, qua gratia, quae gloria Matri Dei non congruit ? Solve cogitationibus habenas, dilata intellectui fimbrias, et describe apud te in apimo virginem quamdam purissimam, prudentissimam, pulcherrimam, devotissimam, humillimam, mitissimam, omni gratia plenam, omni sanctitate pollentem, omnibus virtutibus ornatam, omnibus charismatibus decoratam, Deo gratissimam: quantum potes, tantum auge ; quantum vales, tantum adde major est ista Virgo, excellentior est ista Virgo, superior est Virgo ista. » (Concio Il in FestoNativit, B. M. V..., n. VIII.
glorieux de toute la Trinité. Parce qu'elle est Mère de Dieu, elle est la coopératrice de la Rédemption, la trésorière et la dispensatrice de toutes les grâces, elle est notre mère d'adoption qui nous rend facile, attrayant notre accès auprès du Père Céleste, dont elle sait avec une efficacité infaillible désarmer la colère contre nous pauvres pécheurs, et auquel elle arrache pour nous des trésors de divine miséricorde. Parce qu’elle est Mère de Dieu, Marie occupe un poste privilégié dans les desseins de la divine prédestination : Dieu l’avait préparée de toute éternité avec un soin spécial, non seulement dans son ame, mais aussi dans son corps. Parce qu’elle fut Mère de Dieu, elle ne fut jamais laissée, même pour un instant, sous l’esclavage infàmant de Satan, elle fut préservée de la faute originelle, exempte de tout autre péché actuel, et exerca en toute perfection toutes les vertus. Parce qu’elle fut Mère de Dieu, elle ne perdit jamais l’auréole de la Virginité et arrivée au terme de son pélerinage terrestre, elle fut transportée au ciel en corps et en âme, pour y être couronnée Reine de l’Univers. Le silence observé par l’évangile sur sa vie mortelle, la réelle obscurité dans laquelle cette vie s'écoule, ne diminuent en rien la gloire et la grandeur de Marie. En disant que d’elle est née Jésus, les évangélistes énoncent en résumé, toutes les thèses les plus grandioses de la théologie mariale ; ils lançaient une semence qui plus tard, à la lumière et au travail de la réflexion des siècles chrétiens, devait croître en cet arbre merveilleux
que nous avons essayé de décrire au lecteur.
En disant que Marie est Mère de Jésus, les évangélistes ont justifié par avance le culte imposant que, par des manifestations diverses, mais jamais interrompues, la chrélienté depuis 20 siècles rend à Marie, un culte qui démontre que Marie était remplie de l’esprit prophétique, quand elle disait d’ellemême: « Toutes les nations m’appelleront bien-' heureuse. Et bealam me dicent omnes generaliones. » De ce culte nous nous proposons de parler dans un autre volume, si la Vierge veut nous accorder cet honneur. i
Maintenant, arrétons-nous en redisant nous aussi ‘ les paroles de l’auteur de la lettre sur l’Assomption, qui fut attribuée à saint Augustin (P. M., vol. xL, col. 1148) : |
« Dixi de his, etsi non quantum est, tamen quemadmodum me dicere debuisse credidi. Si ergo vera sunt qua scripsi : tibi gratias ago Christe, quia ‘ de sancta Virgine, Matre tua, nisi quod pium est ac dignum visum sentire non potui. Si ergo dixi ut debui, approba, Christe, obsecro, tu et tui: sin 1 autem ut non debui, ignosce, tu et tui. Qui cum Deo Patre et Spiritu Sancto vivis et regnas per omnia sœcula sœculorum. Amen. »
. Les parents de Marie ; leur sainteté et leur culte. de
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dal
TABLE DES MATIÈRES