‹ Marie de bourgogne, tragédie en cinq actesChapitre 1 sur 62 · CHEZ A.STAPLEAUX, IMPRIMEUR-LIBRAIRE · texte numérisé non relu

CHEZ A.STAPLEAUX, IMPRIMEUR-LIBRAIRE

MARCbÉ aux. HERBES , N°. SaS.

Et chez les principaux Libraires du Royaume»

i^yé

■ma <Lyaénô.

Dès les premiers pas que je fais dans la carrière littéraire , je me sens soutenu par les encouragemens de ma patrie , de cette noble Belgique , si riche de sowenirs et de gloire.

O mon pays ! sous le climat enchanteur de la Provence , sur la majestueuse Cime des Alpes , au sein des F allées sauvages, au milieu des sites sublimes de rHehétie , mes yeux acides interrogeaient les horizons lointains pour te chercher ; mon cœur t'appelait en soupirant.

Ni le beau soleil de F Italie , ni les délices de Paris , ni le sol de F antique Bataçie qu'une in-

dustrie miraculeuse conquit sur les flots , ne pouvalent me distraire de la patrie absente.

« L'on n'est bien que dans sa patrie !

» C'est Ta , que plaisent les ruisseaux ;

» C'est la , que les arbres plus beaux

» Donnent une ombre plus che'rie. ^)

Florian.

Je foulais avec indifférence les vieux monumens , les ruines éloquentes de Rome , où les no^ hles vestiges de la liberté se mêlent aux traces impures de F esclavage : à côté des cendres des Cincinnatus , des Camille , des Caton , je découvrais avec horreur les cendres des Néron , des Tibère,

Je redemandais la patrie aux neiges éternelles du Mont - Cénis , aux torrens de la Suisse , aux flots du Tibre et de ïEridan ; je la redemandais aux rochers de ï Adriatique , en maudissant de loin , à la vue des Côtes de la Turquie, cette terre , hideuse de despotisme ; je redemandais la patrie aux échos du Léman , aux nymphes gracieuses du Rhône et de la Seine , dont le sourire ne fai-

sait que suspendre mes regrets ; je la cherchais sur les bords du Zuiderzée,

Je parcourais d'un œil sec les épitaphes inscrites sur les tombeaux des générations étrange^ res, je n'y iroumis pas le tombeau de mes parens»

C'est ici quils m'ont donné la vie ; c'^est ici qu'ils dorment ; c'est ici qu'ils m'attendent au milieu des berceaux de mes fils.

Ainsi ! ô ! ma patrie ! tu identifies pour moi le passé , le présent et r avenir.

Et je ne te consacrerais pas les premiers fruits de mes veilles P Tu as senti que ce n'est pas sans motif que j'ai choisi ce sujet, ingrat parce que V intérêt y est partagé ; mais ce sujet est national: n'est ce pas ici que je fus initié dans les secrets des sciences et des lettres ? (i) ISe dédaigne pas ce faible hommage; l'immense océan accueille les plus petits ruisseaux , et un père accepte açec bonté la fleur que lui présente son fils !

(i) L'auteur a été élevé au lycét de Bruxelles.

Tu as reçu cet essai açec une hiemeillance que f ai comprise ; ah ! si fen crois mes pressentimens , peut-être unjour!.,., mais oii m'entraîne ï ivresse d'un succès que je ne dois qu'à Pindulgence extrême de mes compatriotes? Ils m'ont averti qu'ils ont Pœil sur moi ; ils ont soutenu

mes premiers pas ; ils m'ont mis debout Cest

à moi de marcher !

Bruxelles le 6 mars i823.

Je serais bien ingrat si je ne remerciais pas ici, de leurs conseils et de leur utile sévérité', MM. les membres du comité de lecture , en général , et en particulier le savant et modeste M'. Philippe Lesbroussart qui seul s'étonne de sa juste célébrité, parce que seul il ignore Tétendue de ses talens littéraires ; le judicieux et profond M'. Charles Morel , dont un monarque éclairé a deviné le mérite distingué : je devais compter sur son inflexible rigueur , car il est mon plus ancien ami ; M'. Mellinct , un des Français , qui ne désespèrent pas des Belges sous le rapport littéraire : sous celui de la bravoure, nos anciens frères de gloireiifous rendent justice.

Je dois aussi de la reconnaissance à la commission Piojale des théâtres , et particulièrement à M^ Louis Van Gobbelschroy , secrétaire particulier du Pioi , dont l'activité et le zèle éclairé concourent à soutenir l'éclat de notre théâtre , Pun de ceux du premier ordre ; c'est au patrio-

lisme de ce fonctionnaire instruit que je suis redevable de la bienveillance particulière qu'il me témoigne.

Tous les Artistes ont e'tudié leur rôle avec empressement ; quant à ceux qui ont plus particulièrement contribué au succès de ma pièce , les nommer c'est faire leur éloge : M'"^ Charles , MM. Bernard et Bouchez sont aussi regrettés en France qu'appréciés en Belgique. M. Folleville , qui a fait valoir le rôle d'Hugonnel, ne s'est pas donné le temps de se remettre d'une maladie douloureuse , pour ne pas retarder davantage la représentation. Le public lui a su gré de ce zèle empressé.

Nota. Les vers marqués d*un astérisque, ont été supprimés à la représentation pour ne pas /aire languir faction.

Personnages. Acteurs.

Mesdames.

*^' * ^rî^%J, MABIE, Duchesse de Bourgogne, Souveraine

desPays-Bas, fille de Charles LE TEMERAIRE. Charles.

^- V)A^<Jd^. MARGUERITE D YORK , Duchesse Douairière de Bourgogne, Belle -Mère de Marie. Duval.

^^tt^^yh GUILLAUME HUGONNET , Seigneur de

^ Saillant, Chancelier de Bourgogne , Ministre- Messieurs.

d'Etat des Pays - Bas Folletille.

^j^^^-p^ . Le Comte ADOLPHE DE RAVESTAiN, 2"« ^liC^'l^ «-^^* ' ^^^^ *^" ^^^ ^^ Clèves , Commandant en chef

les troupes flamandes. .*..... Bouchez.

C '^if^j^^/'. ^^ Prévôt TRISTAN , Ambassadeur de Louis xi ,

' * • ' - . . • * Roi de France .... Bernard.

'^^<^cyfé^~: DE GUISTELLE , Président des États de

-. A Flandre Leroux.

^Jéjfkie&f-^ Le Doyen DE VECHTÈRE , chef du Conseil

de ville Bosselet.

^' (fJÙÙ^f ^^ ^^*^^^^'^^' I^ÛLAND DE BAENST, Membre

1/ /^ du Conseil de ville. Cauvin.

t€l^^ê£i^^ — Un Officier , Alphonse.

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