ACTE ir , SCENE ir. t
RAVESTAINî
Qu^importe !.... retenez ces discours offensans ! Venez-vous en ces lieux pour insulter Marie ? Voulez-vous de'tacher mon cœur de ma patrie ? Connaissez mieux le Belge : il adore a la fois , Son pays et son Dieu , ses princes et ses lois. J'estime les Français en méprisant leur maître^ Et son ambassadeur, a ses de'pens peut-être, Renoncera bientôt au chimérique espoir De de'tourner jamais un Belge du devoir.... Je ne dis plus qu\m mot : si votre politique Veut en la divisant, agiter la Belgique, Du fruit de vos complots vous ne jouirez pas ; Comme une ombre , je veux m 'attacher a vos pas ! Croyez que ce n'est point une vaine menace, Et que la mort serait le prix de votre audace ! Ecoutez mes avis, surtout vos inte'rêts. Le nom d'ambassadeur, quels que soient vos projets, Serait, pour vous sauver, une impuissante e'gide, Si les Gantois, en vous, de'couvraient un perfide î
( il sort, )