ACTE II; SCÈNE TH. -ig
MARIE
D'où vient ici Porgueil que vous faites paraître ?
Vous nous offrez la paix et vous parlez en maître !
A de pareils discours je ne re'pondrai pas ,
Avant d'avoir , au moins , consulté les états.
Un père respecté , dès ma plus tendre enfance j
S'il m'apprit a régner , m'apprit l'obéissance j
Et depuis qu'il n'est plus , un peuple belliqueux
A sa soumission mit un prix rigoureux :
Je l'accordai. Toujours , fidèle a ma promesse ,
Je le consulte en tout , sans crainte et sans faiblesse ,
Et je regarderai comme mon plus beau jour ,
Le jour , où par mes soins j'obtiendrai son amour.
Pour lui 5 de mon bonbeur, je fais le sacrifice ,
Je veux^ par mes bienfaits , commander sa justice;
L'état croit-il pouvoir disposer de ma main ?
L'état , selon ses vœux, peut fixer mon bymen.
LA DOUAIRIÈRE , has.
De la raison d'état malheureuse viclime ,
Qui pourra t'affranchir d'un peuple qui t'opprime ?
TRISTAN
Mais 5 Madame...
MARIE à Tristan.
Il suffit ! vous avez entendu ?...
{à la douairière,) Puisse mon dévoûment ne point être perdu !
( Marie et la Douairière sortent .)
3o MARIE DE BOURGOGNE.