ACTE TU , SCÈNE V. 5l
Mais tout en écoutant le courroux qui vous presse y
Jusques dans ses erreurs respectez la princesse.
La mort né doit jamais punir un souverain :
Le juge d'un tyran parait un assassin ;
Le juste cîiâtiment qui veuge d'un perfide,
Si ce perfide est roi , n'est plus qu'un parricide !....
La princesse vous trompe ; il faut plaindre son sort :
Un autre vous trahit....
LE DOYEN
Qu'il subisse la mort !
Que son exemple apprenne a la race future, Comment, dans un ministre, on punit un parjure !..♦♦ Si quelqu'ambitieux, avide de pouvoir.
Tentait un jour encor de trahir son devoir, Qu'il pense a ce ministre , et que de son supplice Le souvenir l'arrête au bord du précipice !.... Les chefs de la cité, pour juger Hugonnet, Vont se rendre en ces lieux.... mais gardons le secret.
( Ils sortent tumultueusement. )