MARIE, LA DOUAIRIÈRE, HUGONNET
MARIE
O déplorable jour !.... ô souffrance cruelle !.... Euteridcz-vons ces cris de la foule rebelle? Leur sauvage allégresse, et leurs sombres accens, D'un malheur trop prévu précurseurs menaçans^ M'épouvantent !.... je crains un complot sanguinaire; Je crains de ce Tristan, l'infâme caractère; D'affreux pressentimens me glacent de terreur; Il semble que la mort soit au fond de mon coeur !....
LA DOUAIRIÈRE
^ Ma fille, repoussez ces funestes pensées, ^ Et ne redoutez point les clameurs insensées * D'un peuple dont un jour allume le courroux, ^ Et que le jour qui suit ramène a nos genoux.
HUGONNET
De ces murs Ravestain déjà parcourt Tenceinte ; Jusques à son retour suspendez votre crainte.