‹ Marie de bourgogne, tragédie en cinq actesChapitre 39 sur 62 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les précédens, excepté LE PRÉSIDENT.

LA DOUAIRIÈRE

^ Cet orgueil , quoique juste , est un faible rempart ; ^ Vos droits sont me'connus , ma fille ; il est trop tard ^ De marcher sur les pas de votre auguste père. ^ S'il se montra toujours inflexible et se'vère , ■^ Il opposait au moins , pour maintenir ses droits , ^ A la rébellion Pe'clat de ses exploits ; ^ Mais vous, qui, maintenant, n'avez plus d'autres armes ^ Qiie vos douces vertus , vos malheurs et vos larmes , ^ Cessez de déployer une juste fierté ,

^ Et subissez la loi de la nécessité !

HUGONNET

"^ Souvent , madame , on montre un utile courage ^ Bien moins en. résistant qu'en cédant a l'orage ; ^ Je croyais être seul l'objet de leur fureur ; ^ Depuis que votre sort s'unit a mon malheur , ^ Qiie l'on vous abandonne a leurs injustes haines, ^ J'oublie et mon danger et mes* secrètes peines , ^ Pour ne songer ici qu'a votre propre sort; ^ Si je pouvais du moins vous sauver par ma mort !..• ( Marie et Uugonnet sortent ensemlle» )

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