‹ Marie de bourgogne, tragédie en cinq actesChapitre 38 sur 62 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Prêcédens, le PRÉSIDENT, sum d^ quelques gens armés.

LE PRÉSIDENT

Madame , j'accomplis un devoir bien pénible , Si de mes fonctions la rigueur inflexible , En ce jour , malgré-moî , me force a vous prier De vous rendre aux états pour vous justifier. Je remplis a regret ce triste ministère.

MARIE;, has et alarmée.

Qu'entends- je ?... Juste ciel î... Quel est donc ce mystère?

( Haut. ) Moi , me justifier !.. quel crime ai- je commis ? Que veulent les états ?... Qui les a réunis?

LE PRÉSIDENT

Partageant avec vous l'autorité suprême , Ils pouvaient s'assembler. ..

MARIE

Quelle arrogance extrême !...• Si mon père vivait , députés insolens , A mes genoux ici vous seriez tous tremblans ; Mais ma bonté , peut-être , a pu vous faire croire Que de ma dignité j^ai perdu la mémoire , Je reprends ma puissance ! éloignez ces soldats, Je le veux ; librement je me rends aux états.

[Le président fait signe aux soldats de se retirer»)

Ô6 :\JAKIE DE liOURGOGNE.

De m'attendre en ces lieux épargnez vous la peine y Laissez-moi ! Les états vont voir leur souveraine ! ( Le Président sort* )

Page 1