SCÈNE III
Les Prêcédens, le PRÉSIDENT, sum d^ quelques gens armés.
LE PRÉSIDENT
Madame , j'accomplis un devoir bien pénible , Si de mes fonctions la rigueur inflexible , En ce jour , malgré-moî , me force a vous prier De vous rendre aux états pour vous justifier. Je remplis a regret ce triste ministère.
MARIE;, has et alarmée.
Qu'entends- je ?... Juste ciel î... Quel est donc ce mystère?
( Haut. ) Moi , me justifier !.. quel crime ai- je commis ? Que veulent les états ?... Qui les a réunis?
LE PRÉSIDENT
Partageant avec vous l'autorité suprême , Ils pouvaient s'assembler. ..
MARIE
Quelle arrogance extrême !...• Si mon père vivait , députés insolens , A mes genoux ici vous seriez tous tremblans ; Mais ma bonté , peut-être , a pu vous faire croire Que de ma dignité j^ai perdu la mémoire , Je reprends ma puissance ! éloignez ces soldats, Je le veux ; librement je me rends aux états.
[Le président fait signe aux soldats de se retirer»)
Ô6 :\JAKIE DE liOURGOGNE.
De m'attendre en ces lieux épargnez vous la peine y Laissez-moi ! Les états vont voir leur souveraine ! ( Le Président sort* )