SCÈNE VIII
Les vrècèbe^s y excepté MAKIE,
LA DOUAIRIÈRE
0 î Ciel ! guidez ses pas !....
LE PRÉSIDENT
0 ! liberté' trop chère , Tu me rends de ses maux la cause involontaire ! Trop prompt a soupçonner , c'est mon aveuglement Qui de ce grand forfait m'a rendu l'instrument ! Des haines des partis tel est donc le de'lire ! Tout j jusqu'à la vertu, perd sur eux son empire î
LA DOUAIRIÈRE
De vos rebellions , 6 ! peuple infortuné,
Un jour vous cueillerez le fruit empoisonné î
Ce pays opulent, réduit a l'esclavage ,
Un jour de l'étranger deviendra le partage ;
Sans patrie et sans nom , sans gloire et sans honneur ,
Vous connaîtrez trop tard votre fatale erreur !....
Mais qu'entends-je?... l'on vient l...queilecraiutenroppresse?
SCÈiNE IX.
Les précédens , un OFFICIER.
LA DOUAIRIÈRE
Qu'annoncez-vous ?...
Je viens , au nom de la princesse , Madame , rassurer votre cœur alarmé ; Autour de Pécliafaud tout le peuple est armé , La victime , avec calme, offre sa tête au glaive ; Mais vous verrez , avant que ce crime s'achève, Ce portique inondé du sang des factieux !... De l'église échappé , Ravestain furieux Réunit de guerriers une troupe fidèle : A Taspect de Marie , il les range près d^elle ; Déjà les plus mutins en vain , de toutes parts , Cherchent a renverser ces terribles remparts , Déjà de Ravestain l'impétueuse audace Multipliant la mort brave seul leur menace ; Le perfide doyen, pour cacher sa terreur, Semble du peuple encore exciter la fureur , Quand Ravestain s^écrie , enflammé de colère : « Dans le fond des enfers va rejoindre ton père ! » Fils d'un conspirateur , tu n'es qu^un assassin ! « A ces mots , par trois fois , il lui perce le sein : Son sang jaillit au loin sur la foule éperdue ! Le peuple consterné par sa mort imprévue ,