‹ Marie Guyard et les Ursulines au Canada [microforme]Chapitre 11 sur 12 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

11 a été fait incidemment allusion, dans le cours de cette notice, à un fait qu'il importe, avant de clore, de mentionner d’une manière plus explicite.

La question du procès de béatification de la fondatrice des ursulines canadiennes a commencé à être étudiée en 1867 par les soins de Mgr Baillargeon, prédécesseur immédiat de Mgr Taschereau, sur le désir exprimé par un grand nombre de personnes pieuses. Le vénérable prélat institua une commission chargée de rechercher et de relever, selon les formes canoniques, tous les faits d’un caractère miraculeux imputables à l’intercession de la mère Marie de l’Incarnation, et pouvant servir à établir sa sainteté. s

La commission se mit immédiatement à l’œuvre et, non sans de sérieux et délicats labeurs, fut assez heureuse pour conse tater canoniquement, d’abord un grand nombre de faits antérieurs, plus ou moins anciens ou récents, et en outre plusieurs

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autres qui s’accomplirent au temps mêr ; où elle était en fonctions. Les procès-verbaux de la commission furent portés à Rome par la vaillante trnupe que le Canada envoya, il y a quelques années, renforcer la petite armée le Pie IX. Une supplique adressée au saint-père par le concile de la province de Québec accompagnait ces procès-verbaux. Elie avait pour but d’abtenir une dispense à la règle ordinaire, d’après laquelle ces pièces auraient dû attendre dix ans à la chancellerie romaine avant qu’on en rompit les sceaux. Sa Sainteté accueillit la supplique avec une faveur marquée, et fit aussitôt rompre les sceaux puis remettre les documents à la congrégation des Rites,

La cause est donc actuellement pendante, et l’on doit faire dés Yœux pour qu'éllé soit promptemént instruite, et que par là il soït donné dans le ciel, à là Francé ancienné en même temps qu’à la Nouvelle-France, une protectrice de plus.

Pauvre France ancienne! ce n’est plus seulement à l’Occident et de l’autre côté des mers qu’elle a à regretter tout un peuple de Français séparés d’elle depuis un siècle : « Son soleil levant, une partie d'elle-même est, d’hier, arrachée de ses propres flancs; mais plus malheureux que les Français sujets de la libre Angleterre, les Français soumis à l’autoritaire Allemagne voient persécuter et proscrire leurs ordres religieux, sous l'inculpation du double crime d'entretenir das la jeunesse des deux sexes l'amour de KÉglise et l'amour de la France. Vaine prudence d’ailleurs : la persécution retrempe les forts et fortife les faibles. Quelles que soient les vicissitudes de la politique et les secrets de l’avenirà , l'Est de la France l'Alsace-Lor-

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raine, comme le Canad:; par delà l'Océan atlantique seront dans tous les temps deux peuples catholiques et trançais.

Jean L'ESTIENNE.

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